LES DOCUMENTS

On mentionne la famille Maleševac dans les livres historiques depuis le 14. janvier 1374. Le document gardé de la ville Dubrovnik écrit la même date, témoigne que Milas (Milaš) des Maleševac (Milas de Malesseuac) a conclut le contrat du gagne-pain de six ans chez Bogić Ljubisavić qui vient de Dubrovnik.[1]

 

On mentionne de nouveau les Maleševac le 17. février 1393. On a noté alors dans le document qu’on garde dans l’archive de la ville Dubrovnik que Bogoslav Radoslavić du hameau Maleševac a vendu un cheval à Miladin Vojislavić pour la somme de 14 perper*.[2]

 

À la fin du XIVe siècle on nommait les Maleševac les Valaques. Ils travaillaient alors comme des éleveurs du bétail et transportaient la marchandise en caravanes*.

 

Donc, on mentionne dans les documents de Dubrovnik, écrits en 1397.,en 1405.,en 1433. et des autres périodes, Herak Milosevic venant du hameau Maleševac (« Cherach Millosseuich, Vlachus de Mallisseuci », c’est-à-dire «de cathono Mallesevaz »), qui travaillait comme kiridzija* plusieurs années, à peu près 40 ans, dans les régions de la ville Dubrovnik, de la rivière Lim, des villes Višegrad, Arilje et autres centres commerciaux en Serbie et en Bosnie.[3]

 

D’après son nom patronymique, il est probable que le fils de Herak était Baljko Heraković du hameau Maleševac qui transportait aussi la marchandise en caravanes. Dans un document historique, écrit à Dubrovnik le 15. février 1435. il s’engageait à Radelja Radovčić et à Vlahusa Đorđević de leur transporter la marchandise dans la région Borač pour la rémunération de 9 perper pour chaque salma* de dix, au total.[4]

 

On mentionne le hameau Maleševac dans un document de Dubrovnik, écrit le 17. juillet 1405., où on n’a pas précisé exactement sa position, mais on peut supposer avec assurance, qu’il était sur le territoire du village Malina, de son environnement. La même année, le 4. septembre on mentionne les noms de plusieurs anciens Maleševac. C’étaient les Valaques: Klapac Stankovic, Ivan Hrebljanović, Rajko Milojević, Vladislav Veselijević et Radiša Pokrajčić. Ils s’engageaient alors de transporter la marchandise au village Bukovica, près de la rivière Lim.[5]

 

D’après le document de 12. mars 1431., Pribjen Peroničić du hameau Maleševac débitait 8 perper à Radosav Mijokanović, l’armurier jusqu’à la fête de St. Georges, et en dehors de ça, il lui débitait la somme en valeur d’un cheval, qui a été vendu par le client Stankovic à ledit Pribjen.[6]

 

Vlatko Novaković Maleševac, l’officier de duc Sandalj Hranic s’engageait le 2. juin 1433. de transporter la marchandise de duc Radoslav Pavlović de Dubrovnik à Višegrad, à quelques conditions précisées dans l’arrangement.[7]

 

On mentionne les Valaques les Maleševac, Dubravac Milijevic, Stranihna Stankovic dans un document écrit à Dubrovnik, le 5. avril 1434. Ils s’engageaient alors aux marchands de Dubrovnik Zivko Marojevic, Pavle Stanisin, Radonja Vukosalic, de leur transporter au village Breza, près de la région Borač, 40 salma de marchandise, pour la rémunération de 10 perper et 3 gros* pour chaque salma jusqu’au village Breza et 8 perper pour chaque salma, jusqu’à la région Borač.[8]

 

On peut trouver les données de cette famille dans le document daté de 23. octobre 1444: « Rasko Radovic Maleševac vendait un cheval pour 15 perper à Vukasin Karasevic. Le propriétaire précédent pouvait reprendre son cheval si le nouveau propriétaire le maltraitait. (…) Le même homme, Maleševac vendait un autre cheval pour 15 perper à Ljubisa Bogovcic. » [9]

 

Les Maleševac étaient sous la juridiction de Vladislav Hercegovic(de Maleseuzi jurisdictionis comitis Vladissaui), le fils de Stefan Vukcic Kosaca, d’ Herzégovine, d’après le document de 1465.[10]

 

Le 6. décembre 1468. on mentionne certains villageois du hameau Maleševac(cathonarius de Ulachi de Malesseuec) dans un document de Dubrovnik. C’étaient: «Vukazius» Dubravcic, Rađen Novakovic, Obrad Radosaljić, les frères Dobro et Radivoj Radosaljić, Radosav Radicevic (Radicieuich) et autres Maleševac.[11]

 

On mentionne les Maleševac comme les «Maleševac Valaques» qui faisaient une partie intégrante d’un grand domaine féodal de la famille Pavlović en Herzégovine au XVe siècle. Les «Malešević» du village Rudine étaient certainement identiques avec les Maleševac. Donc, on mentionne Obrad Dobrancic des Malešević du village Rudine (de Mallesevich de Rudine) dans les documents de la ville Kotor en 1477. C’était peut-être le même Obrad, le fils de Radoje ou Obrad, le fils de Bogdan, lesquels on mentionne en 1475/77. dans la description de «džemat»* dans la région du village Malina (voir le chapitre consacré au village Malina). En commentant ces données historiques, Jevto Dedijer écrit: «Donc, les faits historiques confirment la tradition orale dans les cas suivants: Les Maleševac existaient comme une fraternité (ou un hameau), la fraternité était répandue…»[12]

 

Il faut dire que l’opinion de certains auteurs qui trouvent que les Maleševac sont d’origine du clan Drobnjak en Herzégovine de Monténégro, est sans fondements. Le fait que l’ancienne famille Malešević vit dans la région Drobnjak, a probablement produit cette conclusion incorrecte.[13]

 

On mentionne Malina, l’ancienne siège des Maleševac dans le recensement de la population d’Herzégovine de 1475/77. On a noté alors le village Malina ensemble avec le village Skrobotni comme l’habitation hivernale dans «dzemat», appartenant à Radan, le fils de Novak, qui comptait alors 25 maisons et 3 hommes célibataires. On a traité les données plus abondamment dans le chapitre consacré au village Malina.[14]

 

En l’an 1485. on mentionne dans les documents Đurađ Vukšić du hameau Maleševo du district Piva (de Mallesevo de Piva) qui commençait alors à travailler comme un gagne-pain à Dubrovnik. Ici on parle certainement du membre de la famille Maleševac, mais c’est probablement faux de dire que le hameau Maleševo se trouve au district Piva, qui portait autrefois le nom Banja et qui s’étendait sur les régions des clans contemporains aux environs du district Piva et du clan Banjani en Herzégovine de Monténégro et se trouvait au voisinage du district Rudine, où se trouvait Malina. Qu’il s’agisse d’une faute, témoigne le fait qu’on ne mentionne pas le hameau Maleševo au district Piva (Banja), alors qu’on mentionne le village Malina au district Rudine dans le recensement détaillé de la préfecture Herzégovine.[15]

 

Ljubica, la fille de Vukosav Ratkovic du hameau Maleševac, du village Vrbno (Gliubiza filia Vochossaui Ratchouich de Mallesseuaz de loco vocato Verbno) apparaît dans un document de Dubrovnik, écrit en 1494.[16]

 

À ce qu’il paraît, les Maleševac ne sont pas arrivés à créer un clan singulier, parce que leur noyau familial commençait très tôt à se dépeupler. Certains auteurs trouvent qu’ils arrivaient à «assimiler» certains hameaux qui se trouvaient aux environs. Ainsi on dit que les Maleševac ont assimilé les familles Punosevic (en 1402.), Pokrajcic au village Ljubinje (à ce qu’on dit, en 1403.) et Reposevic (en 1431.). Pourtant, il est plus vraisemblable qu’on a fondé ces hameaux par la diffusion et le branchement de l’ancienne famille des Maleševac. C’est important de dire qu’on écrit dans les documents historiques de Pribjen Pokrajcic Maleševac, Valaque (le 20. octobre 1401.) et de Milos Reposevic (Reposseuich) «du hameau Maleševo», le 9. avril 1431. On a parlé auparavant de Radisa Pokrajcic Maleševac, mentionné en 1405. Cependant, les Maleševac n’arrivaient pas à réaliser le niveau plus élevé de l’organisation sociale, c’est-à-dire, ils ne sont pas devenus le clan, à cause du ledit dépeuplement intensif.[17]

 

Jovan Maleševac était le disciple du monastère de la ville Trebinje et le copieur des livres. Ilarion Ruvarac et Vatroslav Jagic écrivaient de lui. On mentionne Jovan dans les documents historiques.[18]

 

On a gardé un texte de 1524., où l’on parle de lui. On donne la translittération de ce texte: “ В љето 1524. саписа се сија душепољзнаја книга, глагољемаја минеј, в храме Успенија Пречистије Богородице ва Требињу, в дни злочастиваго и Троици хулнајаго и христијаном досадителнајаго турчаскајаго цара Сулеимана. И ва ти тиј дниј обладајушту светими црквами и предражешту престољ светаго Сави србскајаго васеосвештеному митрополиту кир Марку, игумену же сушту тогда ва дому Спасове и Пресветије Богородице кир Марку јермонаху. И повеленијем јеговем писах аз смерениј и многогрјешниј раб Божиј диак Јоан Малешевац. Аз мољу се и коленом касају се, простите ми грјешному чатуште или појуште или преписујуште, аште и буду гдје что погрјешил, или описал се недуменијем мојим, или по забвенију словес, а ви вашим добрим умом и наученијем исправљајте, понеже бист бренаја рука, а мутн ум. И љубве ради Христове мене грјешнајаго благословете, а вас Бог и мати Христова. Всеблагиј же Бог да избавит нас вјечнајаго мученија, и сподобит нас несвесному царствију за молитав Пресветије Богородице и васјех светих. Амин. Сврших мјесеца ијунија 25. дан.“[19]

 

Parmi les Uskok* en Croatie, on mentionne un prêtre avec ce nom de famille. Il s’agissait du pope Jovan Maleševac que les chercheurs Jevto Dedijer et Vatroslav Jagic trouvent d’être d’origine de pareille fraternité d’Herzégovine.[20]

 

En l’an 1702. on mentionne le prêtre de l’église orthodoxe de Buda, le moine Nektarije Maleševac. À ce qu’il paraît, il était l’ecclésiastique par intérim, dans cette ville.[21]

 

Un auteur seulement suppose que les habitants du hameau médiéval Bukvić en Herzégovine de Monténégro (dans le territoire du clan ultérieur Banjani) étaient les membres de la famille Maleševac. Il n’y a pas d’analogie entre cette supposition et de nombreux documents médiévaux de Dubrovnik qui concernent cette région, donc elle est probablement sans fondement. À ce qu’il paraît, ledit auteur a conclu qu’il y a de parenté entre les anciennes familles Bukvić et les Maleševac, puisque les familles Aleksić des Maleševac habitaient plus tard au village Bukvić (fondé du ledit hameau qui se peuplait), d’où les Aleksić continuaient à se dépeupler. On mentionne le hameau Bukvić dans plusieurs documents médiévaux. Ainsi, on a mentionné Klap Milatkovic, Valaque du hameau Bukvić (Clap Millatchouic, Ulachus de cathono Buchuich) en 1393., alors qu’on a noté le 15. septembre 1427. les mots suivants: » Bratulj et Stanko Stojkovic, les frères Radun Radovicic et Milutin Novakovic, les Valaques du hameau Bukvić, s’engageaient de payer 81 perper et 3 gros, jusqu’à la fête de Sainte Barbe, à Dobrivoj Pribilovic, l’épicier. » On garde à Dubrovnik le document qui représente le témoignage des habitants du hameau Bukvić. On a noté le 7. septembre 1443. ceci: » Jakus Vujkovic du hameau Bukvić s’engageait à une service loyale pour une pension de 17 perper. »[22]

ALEKSANDAR BAČKO

MILORAD ĆUSTIĆ

 

Traductrice

Tanja Mojsilovic (Miljkovic, nom de naissance)

professeur de français

 

 

 

[1] Novak Mandić Studo, Srpske porodice Vojvodstva svetog Save, Gacko 2000. (dans le texte suivant: Mandić, Srpske porodice), 417, 571.

*perper=la pièce d’or

[2]Kosto Radov Perućica, Oputna Rudina, Belgrade 1989. (dans le texte suivant: Perućica), 103; On donne l’an 1397. comme la date de la première mention des Maleševac chez Vladimir Ćorović, Konstantin Jireček et encore chez certains auteurs. (Vladimir Ćorović, Historija Bosne, premier livre, C.K.A. Éditions spéciaux, livre CXXIX, Društveni i istorijski spisi, livre 53, Belgrade 1940, 108 ; Konstantin Jireček, Istorija Srba, Premier livre jusqu’au 1537. (Politička istorija), Deuxième édition corrigée et augmentée, Belgrade 1952, 77 ; Konstantin Jireček, Istorija Srba, Deuxième livre (Kulturna istorija), Deuxième édition, corrigeé et augmentée, Slovo ljubve, Belgrade 1978. (dans le texte suivant: Jireček 2), 45; Momčilo Đurić, Onomastika Ljubomira, S.A.N.U. Belgrade 1985, 209.

*kiridzuluk=le transport de la marchandise en caravanes;

*kiridzija=celui qui transporte la marchandise en caravanes

[3] Mandić, Srpske porodice, 284, 417, 437, 441, 477; Risto Kovijanić, Pomeni crnogorskih plemena u kotorskim spomenicima (XIV-XVI siècles), livre II, Istorijski institut SR Crne Gore, Podgorica (Titograd) 1974. (dans le texte suivant: Kovijanić), 170.

*salma=unité de poids

[4] Mandić, Srpske porodice, 479.

[5] Mandić, Srpske porodice, 436-438, 471.

[6] Perućica, 103.

[7] Mandić, Srpske porodice, 417, 478, 481, 552.

*gros=la pièce d’argent

[8] Mandić, Srpske porodice, 478-479.

[9] Perućica, 103.

[10] Novak Mandić Studo, Maleševski Mandići, Gacko 2001. (dans le texte suivant: Mandić, Maleševski…), 63.

[11] Mandić, Maleševski…, 63.

*džemat=la communauté

[12] Mihailo Dinić, Zemlje hercega svetoga Save, Srpske zemlje u srednjem veku, Belgrade, 1978, 190; Jevto Dedijer, Hercegovina,les études anthropogéographiques, Veselin Masleša, la bibliothèque «Kulturno nasljeđe», Sarajevo 1991.(dans le texte suivant: Dedijer, Hercegovina 1991), 82; Petar Šobajić, Pogrešna tumačenja postanka dinarskih plemena, Glasnik Etnografskog instituta S.A.N.U. livre II-III, Belgrade 1953–1954, 689-691; Neđeljko – Neđo Paovica, Zavođe, les recherches anthropogéographiques, S.A.N.U. Srpski etnografski zbornik 101, Naselja i poreklo stanovništva 47, Belgrade 2005, 23; Mandić, Srpske porodice, 417.

[13] Kovijanić, 170; Stojan Karadžić, Vuk Šibalić, Drobnjak, porodice u Drobnjaku i njihovo porijeklo (Drobnjak, Jezera, Uskoci i Šaranci), Belgrade 1997, 481-483.

[14] Ahmed S. Aličić, Poimenični popis sandžaka vilajeta Hercegovina, Orijentalni institut u Sarajevu, Monumenta turcica, Historiam Slavorum Meridinalium ilustrantia, Tomus sextus, II serie, Defteri, livre 3, Sarajevo 1985, 113.

[15] Bogumil Hrabak, Niksic jusqu’au début du XIXe siècle, Belgrade 1997. (dans le texte suivant: Hrabak), 30.

[16] Jireček 2, 45.

[17] Hrabak, 30; Mandić, Srpske porodice, 337, 471, 575.

[18] Risto Milićević, Hercegovacka prezimena, Belgrade 2005, 477; Dedijer, Hercegovina 1991, 82.

[19] Ljubomir Stojanović, Stari srpski zapisi i natpisi, livre I, S.A.N.U, Narodna biblioteka Srbije, Matica srpska, Fototipska izdanja, livre 4, Belgrade 1982, 142-143 (le texte N° 451).

*Les Uskok=Les Slaves de Sud, migrés vers l’empire Autrichien et la République Venise. De ces régions ils ont attaqué le contingent turque sur le territoire occupé.

[20] Dedijer, Hercegovina 1991, 82.

[21] Dušan J. Popović, Srbi u Budimu od 1690. do 1740. Srpska knjizevna zadruga, Poucnik 13, Belgrade 1952, 222.

[22] Perućica, 103; Mandić, Srpske porodice, 433.

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LES DOCUMENTS

LES TRADITIONS ORALES

Les traditions orales du passé des Maleševac sont très répandues en Herzégovine, alors qu’elles sont presque inconnues en d’autres régions serbes. Dans ce chapitre du livre on va présenter les traditions de cette famille, telles qu’elles ont été gravées dans la mémoire du peuple, alors qu’on va parler de leur authenticité dans le chapitre consacré à l’origine des Maleševac. Les traditions dont on va parler sont au fond très semblables, mais elles se distinguent concernant quelques détails.

 

D’après l’opinion publique en Herzégovine, toutes les familles de là-bas qui fêtent St. Ignace Porte Dieu sont d’origine des Maleševac. Au présent, aucune de ces familles ne porte pas le nom de famille Maleševac, parce qu’elles ont pris à la longue les noms de famille plus récents.[1]

 

Une des plus fréquentes versions de la tradition des Maleševac dont on peut entendre parler en Herzégovine, est suivante:’’ Les Maleševac vivaient au village Malina jusqu’à l’époque du règne des Turcs. Un jour, un militaire de pacha venait chez eux pour le logement et il se mit à faire des méfaits. Le père de famille des Maleševac Males, le duc avec ses huit fils égorgea le militaire de pacha, mit son sang dans une marmite et la laissa dans le foyer. Aussi ils gardèrent son sabre qui était orné abondamment. Quelques années s’écoulèrent et le sang se mit à bouillir dans la marmite, le père de famille s’effraya et dit à ses fils de s’enfuir. Tous obéirent sauf le fils cadet qui resta au village Vidnje (près de la région Oputna Rudina). Toutes les familles qui fêtent St. Ignace en Herzégovine sont les descendants de ce fils cadet. Les Maleševac qui se sont enfuis en Bosnie, se soumettaient à un bey. Pour le premier Noël, le bey fut leur položajnik (l’homme qui vient le premier dans la maison pour Noël) et il donna généreusement des cadeaux pour les rameaux de chêne. Les Maleševac, pour lui payer de retour, ils lui offrirent le sabre pris du militaire de pacha qu’on a égorgé. Lorsque le bey lut le nom de son fils sur le sabre, il se mit à les torturer et ils avouèrent ce qu’ils ont fait. Puis, le bey tua tous les hommes. Plusieurs femmes enceintes restèrent et ceux qui fêtent St. Ignace en Bosnie sont les descendants de ces femmes. Il existe plusieurs versions de cette tradition orale, mais elles ne se distinguent qu’en moindres détails.[2]

 

On a noté une tradition orale d’origine des Maleševac différente chez la famille Aleksić d’Herzégovine qui fête St. Ignace et qui est une branche de la famille Maleševac. D’après cette tradition, un vieillard Males (ou Milos) vivait avec ses sept fils au village Malina, près de la ville Bileća. Lorsqu’un jour les Turcs venaient chez eux pour le logement, Males (Milos) les logea gentiment. Pourtant, les Turcs se grisèrent et ils se sont mis à se comporter d’une manière indécente et insolente. C’est pourquoi le vieux Milos les a tué et a déménagé au village Stražište où il avait autrefois ses bergeries. Plus tard, leurs descendants ont déménagé en Herzégovine et en d’autres régions.[3]

 

Même au présent, aux environs du village Malina il existe une tradition orale actuelle de l’ancienne famille des Maleševac. On dit de cette famille qu’elle vivait d’abord au village Malina, ensuite aux villages voisins, au village Stražište (dans la région Zelenikova Glavica) et au village Vrbno ou les membres de cette famille ont édifié l’église de St. Ignace qui existe même aujourd’hui mais changée, et dédiée à St. Jean. On expose dans la tradition orale qu’on s’est beaucoup dépeuplé surtout vers l’Ouest, particulièrement après la bataille de Kosovo, en 1389. D’après une tradition orale intéressante, notée au village Zavođe près du village Malina, les Grecs vivaient là-bas avant les Maleševac. Même aujourd’hui, le peuple montre les tombes soi-disant grecques, dans cette région.[4]

 

On a gardé une tradition orale au village Donje Vrbno qui met en rapport les Maleševac avec la toponymie Grablje. Lorsque les Maleševac vivaient au village Vrbno, en même temps où ils construisaient le village Stražište et l’église, le duc Vujica vivait au bourg Klobuk, la fortification médiévale en domaine villageois Lastva de Trebinje. Il se disputait avec les Maleševac à cause d’une église. Le duc Vujica levait ses troupes sur les Maleševac et les tuait dans la localité Grablje au village Donje Vrbno. L’autre version de la tradition orale du village Grablje parle du péril des chasseurs de Trebinje qui chassaient sur la colline Glumina. On estime qu’on appelait ce village Groblje* ou Greblje et qu’il avait pris son nom actuel avec le temps. Certains gens trouvent que cette transformation se produisait à cause des charmes qui poussent vraiment là-bas, les autres trouvent qu’on utilise involontairement le terme «le cimetière» dans ce village, donc on a changé le nom du village afin que les enfants qui gardaient les brebis et les chèvres là-bas n’aient pas peur.[5]

 

D’après la tradition orale de la famille Kovačević, la branche des Maleševac dans le hameau Srđević, dans la région Gatačko Polje, le fondateur des Maleševac était «le duc Malisa» qui participait dans la bataille de Kosovo, en 1389.[6]

 

Les habitants qui vivent dans les villages à proximité du village Malina, parlent que les Maleševac vivaient au village Malina, au présent dépeuplé, et leurs descendants vivent aujourd’hui sur l’autre rive de la rivière Trebišnjica, aux villages autour du village Stražište. On parle que cette famille a déménagé du village Malina aux villages sur les collines, à cause des Turcs. D’après la tradition orale, les Maleševac ont peuplé aussi le hameau Žudojević.[7]

 

À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, on parlait en Herzégovine qu’il y avait autrefois des prêtres parmi les Maleševac, et qu’un parmi eux a reconstruit le monastère Dobričevo, puisque les Turcs l’ont détruit.[8]

 

D’après une tradition orale parmi les habitants d’Herzégovine, une branche de la famille Maleševac a déménagé d’Herzégovine en Bosnie. On estime que la famille Kocic de la région Zmijanje est d’origine des Maleševac, entre autres familles.[9]

 

On a gardé une chanson populaire qui parle des Maleševac. Cette chanson parle des descendants de duc Malisa qui ont tué trente invités de la noce de pacha de la ville Trebinje pendant leur retour avec la mariée du village Gacko et ils ont passé la nuit au village Malina. Puisqu’ils ne pouvaient pas remplir une des conditions de pacha, les descendants de duc ont eu recours à une ruse. Ils ont tué les invités pendant leur sommeil et ils ont rendu la mariée à son père au village Gacko. Ils devaient quitter leur village Malina à cause de cet événement. Ils ont brûlé leurs maisons et en se quittant ils se sont mis d’accord de prendre les autres noms de famille, afin que les Turcs ne les reconnaissent pas et ne les torturent pas. Les vers suivants sont tirés de la chanson populaire déjà mentionnée:

 

Ainsi on les nommait:

Quelques-uns prirent le nom de famille Mandić, les autres Aleksić,

Kovačević, Dedijer, Janković.

Ils perdirent le nom de famille Males, mais ils gardèrent leur tradition.

 

On a noté cette chanson dans une branche de famille des Maleševac d’Herzégovine. Elle est de nouvelle date, au moins qu’on la chante au présent.[10]

 

ALEKSANDAR BAČKO

MILORAD ĆUSTIĆ

 

Traductrice

Tanja Mojsilovic (Miljkovic, nom de naissance)

professeur de français

 

 

[1] Milićević Risto, Hercegovacka prezimena, Belgrade 2005. (dans le texte suivant: Milićević), 56-57; Jevto Dedijer, Hercegovina,les études anthropogéographiques, Veselin Masleša, la bibliothèque «Kulturno nasljeđe», Sarajevo 1991.(dans le texte suivant: Dedijer, Hercegovina 1991), 81-82,86.

[2] Milićević, 477-478; Dedijer, Hercegovina 1991, 81-82.

[3] Milićević, 203; Jevto Dedijer, Bilećke Rudine, S.K.A. Srpski etnografski zbornik 5, Naselja srpskih zemalja 2, Belgrade 1903. (dans le texte suivant: Dedijer, Bilećke Rudine), 863.

[4] Neđeljko – Neđo Paovica, Zavođe, les recherches anthropogéographiques, S.A.N.U. Srpski etnografski zbornik 101, Naselja i poreklo stanovništva 47, Belgrade 2005. (dans le texte suivant: Paovica, Zavođe), 44, 103.

*Groblje=le cimetière

[5] Paovica, Zavođe, 101

[6] Jevto Dedijer, Hercegovina , S.K.A. Srpski etnografski zbornik 12, Naselja srpskih zemalja 6, Belgrade 1909, 194.

[7] Dedijer, Bilećke Rudine, 805 -806; Momčilo Đurić, Onomastika Ljubomira, S.A.N.U. Belgrade 1985, 209.

[8] Dedijer, Hercegovina 1991, 82.

[9] Milićević, 57; Dedijer, Hercegovina 1991, 82.

[10] Milićević, 103.

LES TRADITIONS ORALES

Titles of Ugandan traditional rulers, royalty, chiefs, nobility and chivalry

Aleksandar Bačko has published his new book, “ Titles of Ugandan traditional rulers, royalty, chiefs, nobility and chivalry“.

This book is dedicated to His Majesty Rukirabasaija Agutamba Solomon Gafabusa Iguru I Omukama (King) of The Kingdom of Bunyoro-Kitara, Ruler of Hoima, Masindi, Kibaale, Buliisa, Kiryandongo, Kagadi and Kakumiro, etc. etc. etc.

Editor of this book is Reverend Father Deacon Hadži Nenad M. Jovanović.

“ Titles of Ugandan traditional rulers, royalty, chiefs, nobility and chivalry“ has 104 pages.

This book can be downloaded free (in PDF format), following this link:

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titles-of-ugandan

 

 

 

Titles of Ugandan traditional rulers, royalty, chiefs, nobility and chivalry

FIFTH ANNIVERSARY OF THE ROYAL AND HASHEMITE ORDER OF THE PEARL

Dedicated to

His Majesty

Muedzul Lail Tan Kiram

Sultan of Sulu and North Borneo

Grand Sayyid of

The Royal and Hashemite Order of the Pearl etc.

 

His Majesty Muedzul-Lail Tan Kiram Sultan of Sulu and North Borneo

FIFTH ANNIVERSARY OF

THE ROYAL AND HASHEMITE ORDER OF THE PEARL

 

Five years ago, His Majesty Muedzul Lail Tan Kiram 35th Legitimate Sultan of Sulu and North Borneo decided, to use His sovereignty right of fons honorum, to create The Royal and Hashemite Order of the Pearl. This decision undoubtedly presented continuity of the ancient customs of the Royal Sultanate of Sulu.

 

During previous five years, The Royal and Hashemite Order of the Pearl (further: The Order) developed into significant international organization, based in Sulu. Members of Order’s six grades are citizens of various countries across the globe.

 

As any organization, during its past, The Order had some good, and some hard times. But, under wise leadership of its Grand Sayyid, all difficulties have been gradually overcome. Many tasks were done by The Order and for The Order, during previous five years.

 

Since its foundation, a significant number of Royalty, Nobility, Prelates and other distinguished persons became members of this Order.

 

Among distinguished members of The Order are: HRH Dom Duarte Pio Duke of Braganza Head of the Royal House of Portugal, HIRH Archduke Josef Karl von Habsburg, HRH Princess Margaret of Hohenberg, HRH Prince Vladimir Karageorgevich, HRH Princess Jelisaveta Karageorgevich, HRH Princess Brigitta Karageorgevich, HRH Princess Luciana Pallavicini Hassan, HM Omukama (King) Solomon Iguru I Babiito, HRH Prince Davit Bagrationi Mukhran Batonishvili Head of the Royal House of Georgia, HIH Prince Ermias Sahle Selassie, HRH Princess Mahera Hassan, HRH Prince Osman Rifat Ibrahim, HH Datu Cheong Ming Lam, HE Lech Wałęsa former Polish President and Nobel Prize Laureate, Hussin U. Amin Mayor of Jolo, Noble Dr. Pier Felice degli Uberti, Reverend Professor Noel Cox, Don Diego de Vargas-Machuca, Marquis of Vatolla, Marquis Don Maurizio Ferrante Gonzaga del Vodice di Vescovato, HE Datu Sadja Michael Y. Medvedev, Noble Stanislav Vladimirovich Dumin, Hon. Edsir Q. Tan Vice Mayor of Jolo, Colonel Romulo Quemado II, General Joriel Cenabre, as well as some others.

 

Sadly, some of our dear distinguished members passed away, during these five years. Among them was His Royal Highness Prince Alexander Pavlov Karageorgevich, Royal Companion of The Order, who passed away in 2016.

 

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We hope, and we believe, that The Royal and Hashemite Order of the Pearl will be led successfully by its Grand Sayyid, His Majesty Muedzul Lail Tan Kiram Sultan of Sulu, and His descendants, for many years and centuries.

 

 

Aleksandar Bačko GCPS

Lord Registrar of

The Royal and Hashemite Order of the Pearl

 

FIFTH ANNIVERSARY OF THE ROYAL AND HASHEMITE ORDER OF THE PEARL

Обреновићи – књига

У електронској форми је објављена нова монографија „Обреновићи (Теодоровићи – Обреновићи) – изумрла српска династија“, чији су аутори Александар Бачко и часни отац ђакон Хаџи Ненад М. Јовановић.

Књига се бави настанком, развојем и нестанком династије Обреновић, даљим сродницима ове фамилије по мушкој и женској линији који не припадају племству, као и неутемељеним претензијама појединаца на име и титуле ове династије. Монографија је обима 108 страна.

Аутори су, вођени идејом легитимне монархије, ову књигу посветили Његовом Краљевском Височанству Принцу Престолонаследнику Александру II Карађорђевићу.

Уредник монографије „Обреновићи (Теодоровићи – Обреновићи) – изумрла српска династија“ је пречасни протонамесник отац Немања С. Мрђеновић, а аутор корица Катарина Бачко.

Монографију „Обреновићи (Теодоровићи – Обреновићи) – изумрла српска династија“ можете бесплатно преузети у PDF формату, путем следећег линка:

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Обреновићи – књига

Дрљаче на Банији – књига

Монографија „Дрљаче на Банији“, чији су аутори Александар Бачко и Живко Крчмаревић, публикована је у Београду 2016. године, као 8. књига у оквиру едиције „Зборник за српску етнографију и историју“.

 

Велики покровитељ књиге „Дрљаче на Банији“ је господин Живко Крчмаревић из овог банијског насеља, који данас живи и ради у Аустралији.

 

Уредник монографије „Дрљаче на Банији“ је Миодраг Рођенков, а аутор корица Катарина Бачко.

 

Књига је обима 555 страна и садржи податке о насељу Дрљаче на Банији, као и о пореклу тамошњих српских породица.

 

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Дрљаче на Банији – књига