LES FAMILLES QUI ONT LA TRADITION CONSERVÉE QUI TÉMOIGNE DE L’APPARTENANCE AUX MALEŠEVAC (MONTÉNÉGRO)

LA RÉGION OPUTNA RUDINA

 

On avait bien conservé la tradition en parlant des origines des Maleševac chez les familles qui fêtaient St. Ignace Porte-Dieu en Oputna Rudina, la région située dans la frontière entre Monténégro et Herzégovine, à la proximité de Bileća. On disait d’eux là-bas qu’ils étaient autochtones, ainsi qu’une famille d’origine différente, les Pilatović. En Oputna Rudina, les familles suivantes se formaient de cette famille: Aleksić, Jaramaz, Šupić, Lalićević, Banović et Perišić.[1]

 

Les Aleksić, une des plus anciennes familles, une des plus ramifiées dans la région d’Oputna Rudina. Le fondateur de leur famille était Aleksa, le descendant du duc Maleš. On estime que les ancêtres des Aleksić vivaient pendant un certain temps dans la communauté, c’est-à-dire le hameau des Bukvić, situé dans le territoire de la famille Banjani. Les branches des Aleksić en Oputna Rudina vivent aux villages suivants: Miruše, Vidne, Podvrš, Počekovići, Kljakovica et Mirići.[2]

Les branches des Aleksić en Oputna Rudina ont des surnoms familiaux suivants: Mujović, Đukanović, Markišić, Ćorović, Stojić et Marić. On estime que la famille Mujović en Herzégovine est une branche des Aleksić. Voici les générations de la branche Aleksić – Mujović, à partir des cadettes jusqu’aux plus âgées: Simo – Milorad – Simo – Nikola – Mujo – Nikola – Drago. Drago était l’aïeul commun des Aleksić qui ont les surnoms familiaux Mujović (au village Vidne) et Đukanovic (au village Počekovići). Voici les prénoms des aïeux des familles Aleksić – Markišić au village Podvrš, à partir des cadets jusqu’aux plus âgés: Aleksandar – Žarko – Nikola – Rade – Vuk – Markiša – Filip – Pero. Il y a des Aleksić immigrés en Métochie.[3]

Vuk Markišin Aleksić, le capitaine de la région Oputna Rudina pendant longtemps, était d’origine de cette famille. Il était « le héros éminent et auteur de la révolte contre les Turcs avec Luka Vukalović et autres chefs d’Herzégovine, en 1852/62. » En même temps il était le chef d’Oputna Rudina. Vuk était le signataire de plusieurs appels aux souverains monténégrins Danilo et Nikola, ainsi que des pétitions de protestations aux autorités turques. Vuk Aleksić, Miškovic, le supérieur du monastère orthodoxe, le duc Baćović avaient été délégués par les clans herzégoviens pour négocier avec les Turcs. Après sa mort, Rade son fils l’avait remplacé comme capitaine. Vaso Đokov Aleksić était le dernier capitaine de la région Oputna Rudina de 1909-1916.[4]

 

Les Jaramaz en Oputna Rudina fêtent aussi St. Ignace. Ils connaissent leur origine des Maleševac. Leurs ancêtres avaient immigré au village Miruše du village Obljaj (en Oputna Rudina). Leur ancêtre Rade était né vers 1790. Ses ancêtres étaient les suivants, à partir des cadets jusqu’aux plus âgés: Rade – Luka – Periša – Mitar – Krsto. L’ancêtre Luka Perišin transportait les gens en barque à l’autre bord de la rivière Trebišnjica. On estime que son nom de famille était Malešević. D’après la tradition, une fois Luka avait blessé Mujaga Pervanović de Trebinje en barque. A ce moment-là, le père de Mujaga avait dit: « Lui, vaurien tua mon fils » et lui-même avait tué Luka. « Jaramaz », le mot turc signifie « un vaurien ». D’après la tradition, les descendants de Luka portent le nom de famille Jaramaz à cause de cet événement. D’après une autre version de cette tradition, l’agha Pervanagić avait volé la barque à Luka, en l’insultant et ne voulait pas la lui rendre. C’est pourquoi Luka l’avait mortellement blessé. Pervanagić en mourant avait dit aux membres de sa famille ces mots: » Luka Malešević, Jaramaz m’avait tué ». Pour tirer vengeance, les Turcs avaient tué Luka au village Mostaći, près de la ville Trebinje lorsqu’il était venu voir sa sœur et son gendre Mića Baslać. On estime qu’à ce moment-là Mićan Dželetović avait dénoncé Luka aux Turcs. A cause de cet événement, les Jaramaz et les Dželetović avaient commencé à tirer vengeance. On a terminé cette vendetta par la réconciliation et le parrainage entre les Jaramaz et les Dželetović.[5]

Voici un extrait d’une chanson de geste qui parle de cette famille.[6]

 

« Les Ajvaz et les Jaramaz

Ne nous laissent pas tranquilles,

Les Ajvaz nous empêchent d’élever le bétail,

Les Jaramaz nous empêchent faire la moisson. »

 

Luka Perišin était riche et il possédait le domaine qui s’étendait à la place de tous les domaines actuels des Jaramaz et des Kecojević au village Miruše. Il était immigré le premier au village Miruše. Les Jaramaz possédaient le domaine en commun au village Volujak et ils possédaient certains domaines au village Obljaj.[7]

 

Les Šupić au village Počekovići (en Oputna Rudina) fêtent St. Ignace. Voici la tradition de l’origine de leur nom de famille: » Un homme tua un Turc et on l’emprisonna. Sa vieille mère venait le voir. Un des Turcs dit – Où cette vieille clopine-t-elle ? Dès lors, on les appelle Šupić.[8]

Ils connaissent leur origine des Maleševac du village Maline. Ils trouvent que leur nom de famille d’autrefois était Bukovičan, d’après le nom du village Buković* où leur ancêtre se cachait dans un hêtre, en fuyant des Turcs. Par cette tradition peut-être, explique-t-on la raison du séjour temporaire des ancêtres de cette famille sur le territoire de la communauté d’autrefois des Bukvić. Ils connaissent aussi leur parenté avec les Aleksić et les Jaramaz avec lesquels ils ne se mariaient pas.[9]

Luka avait émigré le premier des Šupić du village Obljaj et venait au village Podvrš vers 1790. Le père de Luka, Krstivoje vivait à Obljaj(dans le territoire qui s’appelait autrefois Pojnice et Banjska actuellement). Tous les Šupić sont leurs descendants. Il y en avait immigré dans les régions suivantes: Izgor, Borač, Posavina et Métochie.[10]

Une branche de cette famille en Oputna Rudina s’appelait Perišić, d’après leur ancêtre Periša Šupić, le fils de Luka ledit. Jefto, le fils de Risto était le premier qui commençait à utiliser le nouveau nom de famille. Les fils de Periša étaient: Marko, Rade, Piljo. Eux-mêmes formaient des branches. Il y a des branches immigrées à Belgrade, Bela Crkva, en Bačka et au Kosovo. Voici les générations d’une branche des Šupić – Perišić, à partir des cadettes jusqu’aux plus âgées: Vukašin – Vaso – Andrija – Rade – Periša – Luka -Krstivoje.[11]

 

Les Lalićević sont une branche des Šupić en Oputna Rudina. Donc, leur ancêtre Ilija Šupić avait immigré au village Počekovići en Oputna Rudina. Il avait le fils Lazar qu’on appelait Lalić (le diminutif de Lazar). D’après ce surnom, on avait créé le nom de famille Lalićević. Les Lalićević, comme leurs parents fêtent St. Ignace. Les fils de Lalić étaient Petar et Mato. Lalić était né à Počekovići en 1842. Il avait appris à lire et à écrire au monastère Dobrićevo. Il participait à la révolte de Vukailović de 1857 à 1862. Il se distinguait à la révolte de Nevesinje et devenait le commandant de la compagnie de Bukvić, comptant 100 soldats, du bataillon d’Oputna Rudina. Il était très doué et il écrivait les mémoires de 174 pages. Petar écrivait dans ses mémoires de sa fraternité, qu’il était la branche de l’ancienne famille des Maleševac, déjà mentionnée dans les monuments de Dubrovnik du XIVe siècle. Andrija Luburić notait cela au début du XXe siècle. On n’avait pas conservé ces mémoires intégrales jusqu’à nos jours, sauf une petite partie. Il était mort en 1918. à Počekovići. Il avait les fils: Rade, Simo et Stevan. Stevan partait pour l’Amérique et on ne savait pas s’il y avait de descendance. Mato, le fils de Lalić avait les fils: Tomo, Maksim, Luka, Mitar, Jovan et Krsto. La famille Lalićević se branchait très vite. Leurs ancêtres avaient accepté ce nom de famille vers 1882. à la place de l’ancien nom Šupić. Voici les générations d’une branche des Lalićević à partir des plus âgées jusqu’aux cadettes: Ilija Šupić – Lazar(Lalić) – Petar – Rade –Lazar – Petar – Igor.[12]

 

Les Banović en Oputna Rudina sont une branche de la famille Šupić. Ils avaient accepté ce nouveau nom de famille vers 1895. Les Banović fêtent aussi St. Ignace. Les frères Janko, Marko et Spasoje Šupić étaient leurs ancêtres. Toute la famille Banović en Oputna Rudina était originaire de leurs fils. Voici l’exemple des générations d’une branche de cette famille, à partir des plus âgées jusqu’aux cadettes: Janko Šupić – Đoko – Luka – Milan -Rajko.[13]

 

 

 

LA RÉGION DE GOLIJA

 

Les deux familles, les Aleksić et les Šupić vivent dans la région Golija, au pied de la montagne du même nom, à l’extrême ouest de Monténégro actuel (c’était l’Herzégovine autrefois) et ils fêtent St. Ignace, « la fête de tous les Maleševac ».[14]

 

Les Aleksić dans la région Golija sont d’origine d’Oputna Rudina, près de la frontière entre Herzégovine et Monténégro, du côté de Monténégro (à l’est de la ville Bileća). Ils ont la parenté avec les Aleksić autochtones qui fêtent aussi St. Ignace. La branche de cette famille qui vit dans la région Golija, connaît ses origines de l’ancienne famille Maleševac. Ils trouvent qu’ils sont les descendants du duc Maleš. Les Aleksić de Golija ont la tradition de parenté avec les Kovačević et les Mandić dans la ville Gacko.[15]

Il y avait plusieurs membres éminents de cette famille, par ex. les frères Petko et Stojan Kovačević, Petar et Filip Mandić, Vuk Aleksić et autres. Il y avait un récit sur ce dernier ledit. Le roi Nikola Petrović avait interrogé un habitant de Golija s’il connaissait Vuk Aleksić. Quand il avait dit qu’il ne le connaissait pas, le roi lui disait: » Alors, tu ne sais pas ce que c’est qu’un vrai loup *. » Vuk Aleksić avait mis sa signature de duc sur un document écrit par des chefs d’Herzégovine et adressé aux consuls européens. Bien qu’il n’ait pas eu ce titre officiel, cet événement nous montrait que Vuk était très important et estimable.[16]

Les Aleksić sont les immigrés récents dans Golija. Donc, à la moitié du XIXe siècle, un membre de cette famille d’Oputna Rudina, Nikola immigrait à Nevesinje. Les Kankaraš de Golija venaient chez lui, pour passer la nuit, chaque année quand ils achetaient du vin dans la région Dubrava. Vukić Kankaraš, un d’eux, avait promis à Nikola de lui donner sa sœur pour l’épouser. L’année prochaine il l’avait vraiment emmenée et ils s’étaient mariés. Kankaraš ne venait pas à Nevesinje pendant deux ans, quand il venait la troisième année, il avait appris que sa sœur et son gendre décédaient et qu’ils avaient laissé leur petit fils Ivan. Un Turc, nomme Roždo, pour faire une œuvre pieuse, avait pris le petit Ivan et l’élevait. Ce Kankaraš avait emmené le petit Ivan Aleksić dans Golija. Là-bas, il l’avait élevé et marié. Tous les Aleksić dans Golija sont les descendants de cet Ivan. Il avait le fils Šćepan. Šćepan avait les fils Novica, Spasoje et Mileta. Voici l’exemple des générations, à partir des plus âgées jusqu’aux cadettes: Nikola – Ivan – Šćepan – Spasoje – Radosav – Radovan.[17]

 

Les Šupić sont les immigrés récents dans Golija. Panto Šupić avait émigré de Počekovići en Oputna Rudina au moment où il s’était marié pour la deuxième fois avec la fille de Jovo Grozdanić. Aucune femme ne lui avait accouché de fils. Les Šupić sont une famille distinguée en Oputna Rudina et ils connaissent leurs origines des Maleševac, c’est-à-dire « du duc Maleš, du province Dukađin du nord d’Albanie. » En Oputna Rudina actuellement il n’y a que deux maisons des Šupić, tandis que les autres ont le nom de famille Perišić.[18]

ALEKSANDAR BAČKO

MILORAD ĆUSTIĆ

 

Traductrice

Tanja Mojsilovic (Miljkovic, nom de naissance)

professeur de français

 

 

 

[1] Kosto Radov Perućica, Oputna Rudina, Belgrade 1989. (dans le texte suivant: Perućica), 103-104.

[2] Novak Mandić Studo, Srpske porodice Vojvodstva svetog Save, Gacko 2000, 433; Perućica, 104.

[3] Perućica,104-105.

[4] Perućica, 105-106.

[5] Abdulah Škaljic, Turcizmi u srpskohrvatskom jeziku, Ve édition, Sarajevo 1985, 362 ; Perućica, 109.

[6] Perućica, 109.

[7] Perućica, 109.

[8] Perućica, 113.

*un hetre signifie bukva en serbe (la note de traductrice)

[9] Perućica, 113.

[10] Perućica, 113.

[11] Perućica, 114.

[12] Perućica, 115-116.

[13] Perućica, 116.

[14] Obrad Višnjić, Golija i Golijani, Trebinje 1987. (dans le texte suivant: Višnjić), 195, 197.

[15] Višnjić, 196.

* le prénom Vuk signifie le loup en serbe (la note de traductrice)

[16] Višnjić, 196.

[17] Višnjić, 196-197.

[18] Višnjić, 374.

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LES FAMILLES QUI ONT LA TRADITION CONSERVÉE QUI TÉMOIGNE DE L’APPARTENANCE AUX MALEŠEVAC (MONTÉNÉGRO)

LES FAMILLES QUI ONT LA TRADITION CONSERVÉE QUI TÉMOIGNE DE L’APPARTENANCE AUX MALEŠEVAC (BOSNIE)

A la fin du XIXe siècle, on avait noté un plus grand nombre de familles qui fêtaient St. Ignace dans l’archidiocèse dabrobosniaque. Cette archidiocèse référait à la Bosnie actuelle, toute entière, sans Herzégovine et sans le diocèse des villes Tuzla et Zvornik, c’est-à-dire l’extrême sud-est de Bosnie.[1]

 

Cette fête occupait alors l’onzième place, par la fréquence, c’est-à-dire elle était rare. 331 familles fêtaient dans 20 presbytères, c’est-à-dire dans 104 paroisses. Il n’y avait que certaines familles parmi celles qui fêtaient St. Ignace en Bosnie qui avaient la tradition conservée jusqu’aux nos jours, d’après laquelle elles représentaient des branches des Maleševac, bien qu’elles soient presque toutes d’origine des Maleševac. Il y avait un plus grand nombre de familles en Bosnie qui avaient retenu leur origine d’Herzégovine.[2]

 

 

 

LA RÉGION DE GLASINAC

 

Les Vitomir au village Sokolac fêtent St. Ignace. En 1930/33. il y avait 2 maisons là-bas. Dans les années quatre-vingt-dix du XIXe siècle, leurs ancêtres avaient émigré de la région Kraljevo polje du district Vlasenica. Ils avaient des origines antérieures des Aleksić du district Nikšićke Rudine (Herzégovine de Monténégro). L’arrière-grand-père de la génération qui était en âge mur vers 1930. était né là-bas, et il avait immigré d’abord au village Sjetlina, près de la ville Prača et ensuite dans la région Kraljevo polje. Ils ont la parenté paternelle aux villages Đedovci, Sajice, Džimrije, Sokolovići etc.[3]

 

En 1930/33. il y avait 4 maisons des Vitomir au village Đedovci dans la région de Glasinac qui avaient la parenté par nom de famille, au village Sokolac. Ils sont la plus ancienne famille au village.[4]

 

Les Mirjanić, au village Vidrići dans la région de Glasinac, fêtent St. Ignace. En 1930/33. il y avait une maison au village. Ils sont d’origine « les Šivčić « (c’est-à-dire Šipčić) de la région de Piva, et ils ont pris le nom de famille contemporain d’après leur aïeule, nommée Mirjana. Ils ont la parenté dans la région au pied de la montagne Romanija, au village Papraća et près de la ville Rogatica. On estime qu’ils ont « peut-être la parenté avec les Vitomir qui vivent aussi dans la région de Glasinac.[5]

 

Les Dubovina au village Bjelosavljević de Glasinac fêtent St. Ignace. En 1930/1933. il n’y avait qu’une maison. Ils avaient auparavant le nom de famille Stanković et ils sont d’origine du village Tauljić, près du village Jabuka (la région de Foča). Ils avaient émigré de là, vers 1900. Ils ont la parenté avec la famille Vitomir de Glasinac.[6]

 

Les Novosel ou les Šupić à Kula fêtent St. Ignace. Entre deux Guerres mondiales, ils vivaient dans « deux maisons sous une faîte ». Ils sont d’origine de la ville Gacko et ils immigraient ici à travers la région Malo Polje. Dans les années quatre-vingts du XIXe siècle, on trouve cette famille sous le nom de famille Šupić, dans le recensement des familles orthodoxes en Bosnie. Sans doute, les Novosel – Šupić représentent la branche des Šupić d’Herzégovine, de la famille Maleševac.[7]

 

 

 

LES RÉGIONS VOGOŠĆA ET BIOČA

 

Les Bogdanović au village Jošanica (la région Donja Vogošća) fêtent St. Ignace. Il y avait une maison entre deux Guerres mondiales. Leur ancêtre avait émigré du village Vlaškov de la région Visočka nahija. Ils avaient des origines antérieures dans la région Oputna Rudina en Herzégovine de Monténégro. Étant donné que la région Oputna Rudina représente un des plus anciens sièges des Maleševac et que de nombreuses familles des Maleševac y vivent même aujourd’hui, on peut compter les Bogdanović parmi les familles qui ont ses traditions mieux conservées, bien qu’ils n’aient pas retenu leur ancien nom de famille.[8]

 

 

 

LA RÉGION VISOČKA NAHIJA

 

Les Bogdanović au village Misoča (dans la région Visočka Nahija) fêtent St. Ignace Porte-Dieu. Le surnom de leur famille est Era. Cette famille n’avait qu’une maison à Misoča, entre les deux Guerres mondiales. Ils avaient émigré de la région de ville Nevesinje en Herzégovine. Ils sont d’origine de la région Oputna Rudina. Dans les années quatre-vingts du XIXe siècle, il n’y avait pas de famille Bogdanović mais il y avait la famille Era qui fêtait St. Ignace dans la paroisse Ilijaš, où se trouvait autrefois le village Misoča. Alors, l’ancien nom de famille des Bogdanović était Era. Ils ont probablement la parenté proche avec les Bogdanović du village Jošanica (dans la région Donja Vogošća). Ils ont la même tradition que les Bogdanović de la région Vogošća, déjà expliquée.[9]

 

 

 

L’ENVIRONNEMENT DE SARAJEVO

 

Les familles Era vivant dans la paroisse Pazarić, près de la ville Sarajevo, fêtent St. Ignace. Ils ont probablement la parenté plus proche avec les Bogdanović – Era, au village Misoča, dans la région Visočka Nahija (voir) que l’on mentionne aussi comme les Era en 1884/86. Le nom de cette famille témoigne qu’ils sont originaires d’Herzégovine. Les familles Era en Bosnie qui fêtent autres patrons (St. Archange-Michel, St. Démétrios, St. Georges, St. Elie, St. Joachim et Anne, St. Jean, St. Nicolas, St. Sava) n’ont pas de parenté avec eux. Ils portent le même nom de famille, parce que leurs ancêtres ont émigré de la même région. (d’Herzégovine).[10]

 

 

 

LA RÉGION DE ZMIJANJE

 

Les Kočić vivant aux villages Gornje Ratkovo et Stričići dans la région Zmijanje fêtent St. Ignace. Au village Gornje Ratkovo il y avait 9 maisons, à Stričići il y avait 15, dont 4 fêtent St. Georges. Ils sont d’origine des Dulić par la parenté paternelle et des Kočić par la parenté maternelle. (voir le chapitre référant les descendants des Maleševac par la parenté maternelle). Petar Kočić, notre écrivain éminent, né au village Stričići est d’origine de la famille Kočić qui fête St. Ignace. (les données plus détaillées se trouvent dans le chapitre séparé). Petar Kočić avait écrit que les Kočić vivaient d’abord en bas de la région Gradina, au village Pavići dans la région Zmijanje. D’après la tradition qu’il avait citée, une veuve vivait là-bas avec un grand nombre d’enfants (sept ou huit) qui formaient la famille toute entière. Plus tard, ils s’étaient divisés, une branche restait là-bas, la seconde immigrait au village Ponor, au-dessus du village Uvor, et la troisième branche immigrait au village Presedo. Lorsqu’une fois un petit Gitan s’était noyé dans le domaine des Kočić à Ponor, ils devaient payer le tribut de 400 cvancik*. Un Turc payait ce tribut au lieu d’eux, c’est ainsi qu’il avait acquis ce domaine. Alors, les Kočić émigraient de Ponor à Stričići et à Kočić (à Glavica des Kočić). Au début du XXe siècle, il y avait 30 maisons des Kočić au village Ratkovo, 10 maisons à Stričići et 4 maisons à Pavić. Petar avait expliqué l’étymologie du nom de famille Kočić, qui restait sans fondement. Donc, il disait qu’on nommait cette aïeule Cocotte et d’après son surnom on a formé le nom de famille. Cette supposition est sans fondement étymologique. Les Kočić qui fêtaient St. Ignace immigraient depuis longtemps dans la région de Zmijanje, où on les avait mentionnés déjà en 1541. et où ils habitent actuellement. Ils sont une des plus anciennes familles au village Gornje Ratkovo, dans la région Zmijanje. Les Kočić sont une branche des Maleševac qui se détachait précocement et émigrait d’Herzégovine en Bosanska Krajina. Leurs ancêtres immigraient probablement d’abord au village Maleševci, près de la ville Bosansko Grahovo. Ils auraient pu se répandre dans les autres régions voisines, portant les noms de familles différents. Il est probable que les Kočić que l’on mentionnait en Dalmatie en 1436. à l’estuaire de la rivière Cetina, non loin de la ville Bosansko Grahovo, aient été les membres d’une de ses familles des Maleševac. C’est le même cas des Kočić que l’on mentionnait en 1411. au siège de cette famille en Herzégovine. Cette année-là, on mentionnait Pribislav Kočić (Coçich) de la ville Gacko, dans un document.[11]

 

On peut trouver les Kočić émigrés de Zmijanje dans plusieurs villages en Bosnie. A la fin du XIXe siècle, on les avait noté dans les paroisses suivantes: Banja Luka, Gomionica voisin, Lusici, Mašići – Romanovci, Turjak près de Bosanska Gradiška, Bozici près de Bosanska Dubica, ainsi que Rakeljić près de Prijedor.[12]

 

 

 

LA MONTAGNE KOZARA

 

Les Kočić vivant aux certains villages au pied de la montagne Kozara représentent une branche de nombreuse famille des Kočić de Zmijanje. Ils fêtent aussi St. Ignace. C’est connu de tous que cette famille représente une branche des Maleševac d’Herzégovine.[13]

ALEKSANDAR BAČKO

MILORAD ĆUSTIĆ

 

Traductrice

Tanja Mojsilovic (Miljkovic, nom de naissance)

professeur de français

 

 

 

[1] Đorđe Janjatović, Prezimena Srba u Bosni, Sombor 1993. (dans le texte suivant: Janjatović), 11, 14.

[2] Janjatović, 11, 14.

[3] Milenko S. Filipović, Glasinac, S,A.N. Srpski etnografski zbornik 60, Naselja i poreklo stanovništva 32, Beograd 1950. ( dans le texte suivant: Filipović, Glasinac), 379.

[4] Filipović, Glasinac, 413.

[5] Filipović, Glasinac, 395.

[6] Filipović, Glasinac, 420.

[7] Janjatović, 402; Filipović, Glasinac, 412.

[8] Milenko S. Filipović, Vogošća i Bioča, S. K. A. Srpski etnografski zbornik 46, Naselja i poreklo stanovništva 26, Beograd 1930, 671-672.

[9] Milenko S. Filipović, Visočka Nahija, S. K. A, Srpski etnografski zbornik 43, Naselja i poreklo stanovništva 25, Beograd 1928, 351-352 ; Šematizam Pravoslavne mitropolije i arhidijaceze dabro-bosanske za godinu 1883. Sarajevo 1883, 27; Janjatović, 47, 132.

[10] Janjatović, 132.

* la monnaie d’argent du XIXe siècle

[11] Miroslav Niškanović, Zmijanje, Glasnik Zemaljskog muzeja, Etnologija, sv. 33. Sarajevo 1978, 15; Milan Vasić, Etnička kretanja u Bosanskoj Krajini u 16. Vijeku, Godišnjak Društva istoričara Bosne i Hercegovine, 13, 1962, édition spécial, Sarajevo 1963. 241, 246; Vladislav Skarić, Porijeklo pravoslavnoga naroda u sjeverozapadnoj Bosni, Glasnik Zemaljskog muzeja u Sarajevu 30, Sarajevo 1918, 243, 256; Milićević, 57; Jevto Dedijer, Hercegovina,les études anthropogéographiques, Veselin Masleša, la bibliothèque «Kulturno nasljeđe», Sarajevo 1991, 82; Milan Karanović, O starini Kočićeve porodice, Razvitak, god. III, Banja Luka 1936, 335-338; Mladen Aničić, Gospodarski aspekti stočarstva Cetinskog komitata u XIV stoljeću, Acta historico-oeconomica Iugoslaviae, vol. 14 (1), Zagreb 1987. 81; Novak Mandić Studo, Srpske porodice Vojvodstva svetog Save, Gacko 2000, 321, 549.

[12] Janjatović, 192.

[13] Ljubo Mihić, Kozara, priroda, čovjek, istorija, Novi Sad 1987, 308; Janjatović, 192.

LES FAMILLES QUI ONT LA TRADITION CONSERVÉE QUI TÉMOIGNE DE L’APPARTENANCE AUX MALEŠEVAC (BOSNIE)

LES FAMILLES QUI ONT LA TRADITION CONSERVÉE QUI TÉMOIGNE DE L’APPARTENANCE AUX MALEŠEVAC (HERZÉGOVINE)

LE DISTRICT BILEĆKE RUDINE

 

Les Aleksić, au village Bogdašići près de la ville Bileća, fêtent St. Ignace. Ils connaissent leur origine du village Malina près de Bileća et ils représentent une branche de l’ancienne famille des Maleševac. Ils ont immigré au village Bogdašići du village Površ à cause du meurtre de Luketa Pešikan. Ils ont la parenté au village Koleško près de la ville Nevesinje et aux autres villages d’Herzégovine. On a déjà écrit dans le chapitre de la tradition des Maleševac de leur tradition qui parle des origines antérieures des Maleševac et de leur émigration du village Malina.[1]

 

Les Dedijer au village Čepelica appartiennent aux Maleševac et ils ont la parenté la plus proche avec la famille Aleksić. Les Dedijer, comme les autres branches des Maleševac, fêtent St. Ignace. On estime que leurs ancêtres ont immigré au village Čepelica au début du XIXe siècle. Ils avaient auparavant le nom de famille Aleksić. Un membre de la famille était parti travailler en Bosnie comme un gagne-pain. Là-bas, ils avait assimilé l’expression « hé-la, vas-y », au lieu de dire « vas-y ». Quand il s’était rentré en Herzégovine, il avait continué à utiliser les expressions « hé-la, vas-y faire ceci » et « hé-la, vas-y faire cela ». Comme les habitants d’Herzégovine trouvaient cette expression bizarre, ils se moquaient de lui et lui donnaient le surnom Dedijer. Le surnom est passé plus tard sur son descendance et devenait le nom de famille de cette branche des Aleksić. Les Dedijer sont présents au village Dračevo près de la ville Čapljina, c’est-à-dire près de la ville Stolac(voir). Jevto Dedijer, le célèbre anthropologue – géographe était d’origine des Dedijer (Čepelica 1879 – Sarajevo 1918), et l’auteur d’une monographie fameuse parlant d’Herzégovine, dont on a écrit plus détaillé dans un chapitre séparé.[2]

 

Les Krnjević ou Krnji, au village Fatnica près de la ville Bileća, fêtaient auparavant St. Ignace, tandis qu’au présent ils fêtent St. Archange Michel. Ils sont d’origine de la famille Aleksić du district Oputna Rudina, la branche des Maleševac. On ne connaît pas la cause du changement de la fête religieuse de cette famille.[3]

 

La famille Skender, au village Ukšići (Ušići) au district Ljubomir, fêtait St. Ignace. D’après les données recueillis envers 1900. il y en avait là-bas deux maisons. Après 1945. ils émigraient complètement du village Ukšić. Leurs ancêtres émigraient du district Oputna Rudina, où ils se nommaient Aleksić. On connaît leur origine antérieure du village Malina, le siège des Maleševac.[4]

 

 

LA RÉGION NEVESINJSKO POLJE

 

Les Aleksić, au village Koleško près de la ville Nevesinje, fêtent aussi l’ancienne fête des Maleševac et ils ont la tradition enracinée de leur origine de cette ancienne famille. Ils immigraient au village Koleško de la ville Bileća, précisément dit, du district Oputna Rudina, à la moitié du XIXe siècle. Ils ont pris le nom de famille contemporain de leur ancêtre nommé Aleksa. Ils connaissent leur parenté avec d’autres familles Aleksić d’Herzégovine qui fêtent St. Ignace, comme par exemple ceux au village Bogdašić près de la ville Bileća ou ceux de la région Gatačko polje (voir).[5]

 

 

LA RÉGION GATAČKO POLJE

 

Les Šupić au village Višnjevo (dans la région Gatačko polje) représentent la branche des Maleševac, mais ils fêtent St. Nicolas. Ce changement de la fête a été causé par l’arrivée d’un ancêtre des Šupić au village Višnjevo « chez son gendre, habitant de Višnjevo » et qui a pris la fête de lui, parce que les habitants de Višnjevo fêtent St. Nicolas depuis toujours. Les Šupić ont immigré à Višnjevo vers 1870. du village Trnovica (la région Borač). Les Šupić vivent aussi au village Izgori près de la ville Gacko.[6]

 

Les Mandić, au village Dulić près de la ville Gacko, ont aussi la tradition conservée de leur origine des Maleševac. On estime que leurs ancêtres ont immigré au village au cours du XVIIe siècle. Les Mandić ont pris leur nom de famille contemporain d’après leur aïeule, restée veuve, nommée Manda. Un texte dans un ancien livre de 1704. réfère à ces Mandić. On cite dans ce texte que Jovan Daković avait acheté ce livre, déjà mentionné, de Sofronije Dobrićevac, hiéromoine (du monastère Dobrićevo) qui est d’origine des Mandić de la ville Gacko. On a publié encore plusieurs textes de XVIIIe siècle, relatifs aux Mandić du village Dulić. Ainsi, on cite dans un texte de 1762. la naissance de Vidak, le fils de Kuzman Mandić du village Dulić. Ensuite, le texte de 1782. qui témoigne du mariage de Sima, la fille de Kuzman Mandić du village Dulić. En 1784. Anto, le fils aîné du prince Joko Mandić du village Dulić a décédé et le fils cadet Bogdan a été mort dans la région Glunčev Osoj « en gardant les chèvres ». On apprend d’un texte, écrit aussi sans doute au XVIIIe siècle, que Kuzman Mandić (c’est probablement celui déjà mentionné) était le frère de Joko et qu’il avait le fils Vidak. Au village Dulić, le cimetière des Mandić se trouve sur la colline, dans le hameau qui porte leur nom Mandić, et « là-bas on enterre uniquement les membres de cette famille de la région Gatačko polje », d’où vient le nom du cimetière. Une stèle en forme d’une haute caisse et un ancien tombeau se trouvent dans ce cimetière. Il y a une inscription sur cette pierre tombale qui marque la tombe de Joko Mandić, déjà mentionné, enterré en 1749. Les ancêtres de cette famille vivaient un certain temps au village Miruša, ou se trouve même aujourd’hui la toponymie de Gomila des Mandić. Les Mandić ont récemment émigré du village Dulić dans les régions diverses: à Belgrade, à Gacko, à Mostar, à Nikšić, à Bihać, à Kosovska Mitrovica et dans les autres villes. Un plus grand nombre des Mandić a émigré du Gatačko polje en Amérique. En Herzégovine il y a des Mandić qui fêtent autres fêtes religieuses de famille qui n’ont aucune parenté avec cette famille.[7]

 

Parmi les plus anciens ancêtres connus des Mandić du village Dulić on peut compter Andrija Mandin (Mandić) Maleševac, né à la moitié du XVIIe siècle, son frère Vidak, Joko le fils d’Andrija déjà mentionné (il est pareil au prince Joko Mandić déjà mentionné), Sofronije le fils d’Andrija (le moine du monastère Dobrićevo), Kuzman le fils d’Andrija Mandić, Jovan le fils de Vidak et Lazar le fils de Vidak Mandić. Toutes les branches de cette famille au village Dulić sont originaires de ces ancêtres, ainsi que certaines branches émigrées. Les Mandić vivent aux régions suivantes du village Dulić: Glavica-Lipa (les familles Lekić), Jasenje (les Krstović), Živa Kamenica (les Vujadinović), Lastva (les Simović), Potkrš (les Đorđijević), Rajin Pod (les Mitrović) et Krš (les Mirović). Les noms de famille entre parenthèses ont été formé d’après les surnoms familiaux de certaines branches des Mandić qui vivent dans ces régions du village. Il y a des moindres branches de cette famille au village Dulić.[8]

 

Les Kovačević au village Dobrelja fêtent St. Ignace. Leurs ancêtres ont été immigré là-bas du village Srđevići, à la fin du XVIIIe siècle ou au début du XIXe siècle. Un agha les a fait peupler. En Herzégovine il y a un plus grand nombre de familles qui ont le nom de famille Kovačević. Très souvent ils ont les fêtes religieuses de familles différentes et n’ont pas la même parenté.[9]

 

Les Kovačević au village Srđevići sont d’origine de la région Knež Do, de la famille Maleševac. Eux-mêmes fêtent St. Ignace. Ils ont été immigré au village Srđevići à la deuxième moitié du XVIIe siècle ou au début du XVIIIe siècle à cause d’un conflit avec les Turques. On a trouvé une tradition notée chez eux, que le fondateur des Maleševac, « le duc Mališa » avait participé à la bataille de Kosovo. Leurs membres de famille ont immigré au village Biba, au sud du Kosovo (voir).[10]

 

 

LA RÉGION DABARSKO POLJE

 

Les Dedijer au village Kljenci dans la région Dabarsko polje fêtent St. Ignace. Ils sont d’origine du village Čepelica au district Rudine. Leur ancêtre Tripko est venu de cette région-là vers 1816. Tripko avait les fils Luka et Vukan. Vukan a immigré à Konjic. Son descendance vit aujourd’hui au village Borač près de la ville Konjic. Il y a une maison de cette famille au village Kljenci qui représente la descendance de Luka Dedijer, déjà mentionné.[11]

 

 

TREBINJE ET SON ENVIRONNEMENT

 

Les Aleksić qui vivent dans la ville Trebinje fêtent aussi St. Ignace et représentent la branche de cette nombreuse famille des Maleševac. (voir les autres familles Aleksić en Herzégovine)[12]

 

Les Janković au village Dubočani près de la ville Trebinje fêtent St. Ignace. Ils connaissent leur origine du village Malina et leur parenté avec les autres Maleševac. Ils ont immigré au village Dubočani directement du village Miruša sur la rive gauche de la rivière Trebišnjica. Leurs ancêtres vivaient un certain temps au village Vrbno. On les compte parmi les plus anciennes familles dans la région de Trebinje. D’après le recensement paroissial de 1900., 7 maisons de la famille Janković avec 47 membres de famille vivaient au village Dubočani. Dès leur immigration dans ce village, les Janković passaient pour une famille très distinguée. On estime qu’ils sont par le caractère « calmes, assidus et travailleurs ». Ils ont des branches immigrés à Trebinje et autres villes.[13]

 

 

LA RÉGION DE LA VILLE MOSTAR

 

Les Aleksić à Mostar représentent aussi une branche de la famille nombreuse des Aleksić d’Herzégovine qui fêtent St. Ignace. Eux aussi, comme les autres familles qui fêtent St. Ignace en Herzégovine, représentent une branche des Maleševac.[14]

 

Les Dudić ou les Duda à Mostar ont, à ce qu’il paraît, la parenté avec les Maleševac d’Herzégovine. Au début du XXe siècle Trifko Dudić était connu à Mostar, libraire et éditeur qui publia à son frais le recueil des poèmes d’Aleksa Šantić, « Aux vieux foyers ». On ne peut pas assurément dire si cette famille avait la parenté avec les Dudić que l’on mentionne dans la première moitié du XIVe siècle dans la région Popovo polje.[15]

 

Les Srna à Mostar représentent aussi une des branches des Maleševac. Parmi les habitants de Mostar, abonnés aux livres différents publiés jusqu’à 1850. était Jovan Srna.[16]

 

Les Kalem aux villages Potoci, Hum et Lišani, près de Mostar fêtent St. Ignace. Ils connaissent leur appartenance à la famille des Maleševac, c’est-à-dire ils connaissent leur parenté avec les familles suivantes: les Pantić au village Pregrađani, les Simić au village Jasenjani et les Bogdanović dans la ville Nevesinje. Leurs ancêtres vivaient au village Riđani, d’où ils immigraient au village Borci. Ils émigraient du village Borci au village Jasenje, où ils vivaient pendant un certain temps et ils rentraient au village Borci. Enfin, ils immigraient aux villages Potoci, Hum et Lišani. Ils sont présents au village Bijela, près de la ville Konjic (voir).[17]

 

Les Pantić aux villages Dračevica et Bišće (dans la région Mostarsko polje) sont d’origine du village Pregrađani dans la région Bijelo polje, près de Mostar. Étant donné que les Maleševac au nom de famille Kalem vivent au village Pregrađani, et qu’ils connaissent leur parenté avec les Pantić, il n’y a aucun doute qu’eux-mêmes appartiennent à la famille Maleševac. En Herzégovine il y a des familles Pantić qui ont les origines différentes.[18]

 

Les Sjeran au village Zijemlje fêtent St. Ignace. Ils sont d’origine les Kovačević du village Srđevići près de la ville Gacko. Leur ancêtre a immigré au domaine de Sjeran et a pris ce nom de famille.[19]

 

Les Bogdanović au village Zijemlje fêtent aussi St. Ignace. Ils sont d’origine des Mandić de la région Gatačko polje. Ils ont immigré à Zijemlje à travers le village Bijenja, à la fin du XIXe siècle.[20]

 

 

LA RÉGION DE LA VILLE KONJIC

 

Les Kalem au village Bijela fêtent St. Ignace. Ils ont émigré à la deuxième moitié du XIXe siècle du village Borci. Les Kalem qui ont la parenté vivent aux villages Potoci, Hum et Lišani, près de Mostar (voir). Les Kalem ont la tradition conservée de leur parenté avec les autres familles des Maleševac.[21]

 

Les Kovačević au village Presjedovac près du lac Boračko jezero fêtent St. Ignace. La famille Kovačević qui fête St. Archange Michel et qui n’a pas de parenté avec eux, vit au même village. Les Kovačević qui fêtent St. Ignace sont d’origine du village Srđevići de la famille du même nom. Entre la fin du XIXe et au début du XXe siècle il n’y en avait qu’une maison au village Presjedovac.[22]

 

 

LE VILLAGE STOLAC ET SON ENVIRONNEMENT

 

Les Dedijer au village Dračevo, pres de la ville Čapljina fêtent St. Ignace. Ils représentent la branche de la famille Dedijer du village Čepelica au district Bilećke Rudine (voir). Auparavant, ils se nommaient Aleksić et représentent la branche de la famille Maleševac. Leurs ancêtres ont immigré au village Dračevo à travers le village Stolac à la deuxième moitié du XIXe siècle. Il n’y en avait qu’une maison au village Dračevo entre le XIXe et XXe siècles.[23]

 

 

LA VILLE FOČA ET SON ENVIRONNEMENT

 

Les Jaramaz au village Miljevina, dans la région de la ville Foča fêtent St. Ignace. Ils ont émigré au début du XIXe siècle du village Miruša, du district Bilećke Rudine. Ils sont d’origine antérieure du district Oputna Rudina. Ils appartiennent à la famille des Maleševac, auparavant ils se nommaient les Aleksić. D’après la tradition, on a formé l’ancien nom de famille du prénom Aleksa, « le fils, le plus aîné du duc Maleš ». On a formé le nom de famille Jaramaz du surnom d’un de leurs ancêtres.[24]

ALEKSANDAR BAČKO

MILORAD ĆUSTIĆ

 

Traductrice

Tanja Mojsilovic (Miljkovic, nom de naissance)

professeur de français

 

 

 

 

[1] Risto Milićević, Hercegovacka prezimena, Belgrade 2005. (dans le texte suivant: Milićević), 203.

[2] Jevto Dedijer, Hercegovina,les études anthropogéographiques, Veselin Masleša, la bibliothèque «Kulturno nasljeđe», Sarajevo 1991.(dans le texte suivant: Dedijer, Hercegovina 1991), 5; Milićević, 304-305.

[3] Milićević, 438.

[4] Momčilo Đurić, Onomastika Ljubomira, S.A.N.U. Belgrade 1985, 248, 433; Novak Mandić Studo, Srpske porodice Vojvodstva svetog Save, Gacko 2000. (dans le texte suivant: Mandić, Srpske porodice), 377.

[5] Milićević, 203; Dedijer, Hercegovina 1909, 361.

[6] Milićević, 671.

[7] Milićević, 479; Mandić, Srpske porodice, 383; Novak Mandić Studo, Maleševski Mandići, Gacko 2001. (dans le texte suivant: Mandić, Maleševski…), 73-74, 88, 144, 470.

[8] Mandić, Malesevski…, 167-169, 171, 195, 222, 263, 289, 299, 327.

[9] Milićević, 430-431; Jevto Dedijer, Hercegovina, S.K.A. Srpski etnografski zbornik 12, Naselja srpskih zemalja 6, Belgrade 1909. (dans le texte suivant : Dedijer, Hercegovina 1909), 191.

[10] Dedijer, Hercegovina 1909, 194.

[11] Petar Šobajić, Dabarsko polje u Hercegovini, S.A.N. Srpski etnografski zbornik 67, Naselja i poreklo stanovništva 34, Beograd 1954, 20, 32.

[12] Milićević, 203.

[13] Milićević, 391; Neđeljko – Neđo Paovica, Zavođe, les recherches anthropogéographiques, S.A.N.U. Srpski etnografski zbornik 101, Naselja i poreklo stanovništva 47, Belgrade 2005, 43-44, 86; Mandić, Srpske porodice, 383.

[14] Milićević, 203.

[15] Milićević, 320.

[16] Vladimir Ćorović, Mostar i njegova srpska pravoslavna opština, Beograd 1933, 40; Milićević, 477.

[17] Milićević, 405; Dedijer, Hercegovina 1909, 257-258…

[18] Milićević, 550.

[19] Dedijer, Hercegovina 1909, 240.

[20] Dedijer, Hercegovina 1909, 240.

[21] Milićević, 405; Dedijer, Hercegovina 1909, 333.

[22] Dedijer, Hercegovina 1909, 353.

[23] Milićević, 304-305; Dedijer, Hercegovina 1909, 276.

[24] Milićević, 393.

LES FAMILLES QUI ONT LA TRADITION CONSERVÉE QUI TÉMOIGNE DE L’APPARTENANCE AUX MALEŠEVAC (HERZÉGOVINE)

LES DOCUMENTS

On mentionne la famille Maleševac dans les livres historiques depuis le 14. janvier 1374. Le document gardé de la ville Dubrovnik écrit la même date, témoigne que Milas (Milaš) des Maleševac (Milas de Malesseuac) a conclut le contrat du gagne-pain de six ans chez Bogić Ljubisavić qui vient de Dubrovnik.[1]

 

On mentionne de nouveau les Maleševac le 17. février 1393. On a noté alors dans le document qu’on garde dans l’archive de la ville Dubrovnik que Bogoslav Radoslavić du hameau Maleševac a vendu un cheval à Miladin Vojislavić pour la somme de 14 perper*.[2]

 

À la fin du XIVe siècle on nommait les Maleševac les Valaques. Ils travaillaient alors comme des éleveurs du bétail et transportaient la marchandise en caravanes*.

 

Donc, on mentionne dans les documents de Dubrovnik, écrits en 1397.,en 1405.,en 1433. et des autres périodes, Herak Milosevic venant du hameau Maleševac (« Cherach Millosseuich, Vlachus de Mallisseuci », c’est-à-dire «de cathono Mallesevaz »), qui travaillait comme kiridzija* plusieurs années, à peu près 40 ans, dans les régions de la ville Dubrovnik, de la rivière Lim, des villes Višegrad, Arilje et autres centres commerciaux en Serbie et en Bosnie.[3]

 

D’après son nom patronymique, il est probable que le fils de Herak était Baljko Heraković du hameau Maleševac qui transportait aussi la marchandise en caravanes. Dans un document historique, écrit à Dubrovnik le 15. février 1435. il s’engageait à Radelja Radovčić et à Vlahusa Đorđević de leur transporter la marchandise dans la région Borač pour la rémunération de 9 perper pour chaque salma* de dix, au total.[4]

 

On mentionne le hameau Maleševac dans un document de Dubrovnik, écrit le 17. juillet 1405., où on n’a pas précisé exactement sa position, mais on peut supposer avec assurance, qu’il était sur le territoire du village Malina, de son environnement. La même année, le 4. septembre on mentionne les noms de plusieurs anciens Maleševac. C’étaient les Valaques: Klapac Stankovic, Ivan Hrebljanović, Rajko Milojević, Vladislav Veselijević et Radiša Pokrajčić. Ils s’engageaient alors de transporter la marchandise au village Bukovica, près de la rivière Lim.[5]

 

D’après le document de 12. mars 1431., Pribjen Peroničić du hameau Maleševac débitait 8 perper à Radosav Mijokanović, l’armurier jusqu’à la fête de St. Georges, et en dehors de ça, il lui débitait la somme en valeur d’un cheval, qui a été vendu par le client Stankovic à ledit Pribjen.[6]

 

Vlatko Novaković Maleševac, l’officier de duc Sandalj Hranic s’engageait le 2. juin 1433. de transporter la marchandise de duc Radoslav Pavlović de Dubrovnik à Višegrad, à quelques conditions précisées dans l’arrangement.[7]

 

On mentionne les Valaques les Maleševac, Dubravac Milijevic, Stranihna Stankovic dans un document écrit à Dubrovnik, le 5. avril 1434. Ils s’engageaient alors aux marchands de Dubrovnik Zivko Marojevic, Pavle Stanisin, Radonja Vukosalic, de leur transporter au village Breza, près de la région Borač, 40 salma de marchandise, pour la rémunération de 10 perper et 3 gros* pour chaque salma jusqu’au village Breza et 8 perper pour chaque salma, jusqu’à la région Borač.[8]

 

On peut trouver les données de cette famille dans le document daté de 23. octobre 1444: « Rasko Radovic Maleševac vendait un cheval pour 15 perper à Vukasin Karasevic. Le propriétaire précédent pouvait reprendre son cheval si le nouveau propriétaire le maltraitait. (…) Le même homme, Maleševac vendait un autre cheval pour 15 perper à Ljubisa Bogovcic. » [9]

 

Les Maleševac étaient sous la juridiction de Vladislav Hercegovic(de Maleseuzi jurisdictionis comitis Vladissaui), le fils de Stefan Vukcic Kosaca, d’ Herzégovine, d’après le document de 1465.[10]

 

Le 6. décembre 1468. on mentionne certains villageois du hameau Maleševac(cathonarius de Ulachi de Malesseuec) dans un document de Dubrovnik. C’étaient: «Vukazius» Dubravcic, Rađen Novakovic, Obrad Radosaljić, les frères Dobro et Radivoj Radosaljić, Radosav Radicevic (Radicieuich) et autres Maleševac.[11]

 

On mentionne les Maleševac comme les «Maleševac Valaques» qui faisaient une partie intégrante d’un grand domaine féodal de la famille Pavlović en Herzégovine au XVe siècle. Les «Malešević» du village Rudine étaient certainement identiques avec les Maleševac. Donc, on mentionne Obrad Dobrancic des Malešević du village Rudine (de Mallesevich de Rudine) dans les documents de la ville Kotor en 1477. C’était peut-être le même Obrad, le fils de Radoje ou Obrad, le fils de Bogdan, lesquels on mentionne en 1475/77. dans la description de «džemat»* dans la région du village Malina (voir le chapitre consacré au village Malina). En commentant ces données historiques, Jevto Dedijer écrit: «Donc, les faits historiques confirment la tradition orale dans les cas suivants: Les Maleševac existaient comme une fraternité (ou un hameau), la fraternité était répandue…»[12]

 

Il faut dire que l’opinion de certains auteurs qui trouvent que les Maleševac sont d’origine du clan Drobnjak en Herzégovine de Monténégro, est sans fondements. Le fait que l’ancienne famille Malešević vit dans la région Drobnjak, a probablement produit cette conclusion incorrecte.[13]

 

On mentionne Malina, l’ancienne siège des Maleševac dans le recensement de la population d’Herzégovine de 1475/77. On a noté alors le village Malina ensemble avec le village Skrobotni comme l’habitation hivernale dans «dzemat», appartenant à Radan, le fils de Novak, qui comptait alors 25 maisons et 3 hommes célibataires. On a traité les données plus abondamment dans le chapitre consacré au village Malina.[14]

 

En l’an 1485. on mentionne dans les documents Đurađ Vukšić du hameau Maleševo du district Piva (de Mallesevo de Piva) qui commençait alors à travailler comme un gagne-pain à Dubrovnik. Ici on parle certainement du membre de la famille Maleševac, mais c’est probablement faux de dire que le hameau Maleševo se trouve au district Piva, qui portait autrefois le nom Banja et qui s’étendait sur les régions des clans contemporains aux environs du district Piva et du clan Banjani en Herzégovine de Monténégro et se trouvait au voisinage du district Rudine, où se trouvait Malina. Qu’il s’agisse d’une faute, témoigne le fait qu’on ne mentionne pas le hameau Maleševo au district Piva (Banja), alors qu’on mentionne le village Malina au district Rudine dans le recensement détaillé de la préfecture Herzégovine.[15]

 

Ljubica, la fille de Vukosav Ratkovic du hameau Maleševac, du village Vrbno (Gliubiza filia Vochossaui Ratchouich de Mallesseuaz de loco vocato Verbno) apparaît dans un document de Dubrovnik, écrit en 1494.[16]

 

À ce qu’il paraît, les Maleševac ne sont pas arrivés à créer un clan singulier, parce que leur noyau familial commençait très tôt à se dépeupler. Certains auteurs trouvent qu’ils arrivaient à «assimiler» certains hameaux qui se trouvaient aux environs. Ainsi on dit que les Maleševac ont assimilé les familles Punosevic (en 1402.), Pokrajcic au village Ljubinje (à ce qu’on dit, en 1403.) et Reposevic (en 1431.). Pourtant, il est plus vraisemblable qu’on a fondé ces hameaux par la diffusion et le branchement de l’ancienne famille des Maleševac. C’est important de dire qu’on écrit dans les documents historiques de Pribjen Pokrajcic Maleševac, Valaque (le 20. octobre 1401.) et de Milos Reposevic (Reposseuich) «du hameau Maleševo», le 9. avril 1431. On a parlé auparavant de Radisa Pokrajcic Maleševac, mentionné en 1405. Cependant, les Maleševac n’arrivaient pas à réaliser le niveau plus élevé de l’organisation sociale, c’est-à-dire, ils ne sont pas devenus le clan, à cause du ledit dépeuplement intensif.[17]

 

Jovan Maleševac était le disciple du monastère de la ville Trebinje et le copieur des livres. Ilarion Ruvarac et Vatroslav Jagic écrivaient de lui. On mentionne Jovan dans les documents historiques.[18]

 

On a gardé un texte de 1524., où l’on parle de lui. On donne la translittération de ce texte: “ В љето 1524. саписа се сија душепољзнаја книга, глагољемаја минеј, в храме Успенија Пречистије Богородице ва Требињу, в дни злочастиваго и Троици хулнајаго и христијаном досадителнајаго турчаскајаго цара Сулеимана. И ва ти тиј дниј обладајушту светими црквами и предражешту престољ светаго Сави србскајаго васеосвештеному митрополиту кир Марку, игумену же сушту тогда ва дому Спасове и Пресветије Богородице кир Марку јермонаху. И повеленијем јеговем писах аз смерениј и многогрјешниј раб Божиј диак Јоан Малешевац. Аз мољу се и коленом касају се, простите ми грјешному чатуште или појуште или преписујуште, аште и буду гдје что погрјешил, или описал се недуменијем мојим, или по забвенију словес, а ви вашим добрим умом и наученијем исправљајте, понеже бист бренаја рука, а мутн ум. И љубве ради Христове мене грјешнајаго благословете, а вас Бог и мати Христова. Всеблагиј же Бог да избавит нас вјечнајаго мученија, и сподобит нас несвесному царствију за молитав Пресветије Богородице и васјех светих. Амин. Сврших мјесеца ијунија 25. дан.“[19]

 

Parmi les Uskok* en Croatie, on mentionne un prêtre avec ce nom de famille. Il s’agissait du pope Jovan Maleševac que les chercheurs Jevto Dedijer et Vatroslav Jagic trouvent d’être d’origine de pareille fraternité d’Herzégovine.[20]

 

En l’an 1702. on mentionne le prêtre de l’église orthodoxe de Buda, le moine Nektarije Maleševac. À ce qu’il paraît, il était l’ecclésiastique par intérim, dans cette ville.[21]

 

Un auteur seulement suppose que les habitants du hameau médiéval Bukvić en Herzégovine de Monténégro (dans le territoire du clan ultérieur Banjani) étaient les membres de la famille Maleševac. Il n’y a pas d’analogie entre cette supposition et de nombreux documents médiévaux de Dubrovnik qui concernent cette région, donc elle est probablement sans fondement. À ce qu’il paraît, ledit auteur a conclu qu’il y a de parenté entre les anciennes familles Bukvić et les Maleševac, puisque les familles Aleksić des Maleševac habitaient plus tard au village Bukvić (fondé du ledit hameau qui se peuplait), d’où les Aleksić continuaient à se dépeupler. On mentionne le hameau Bukvić dans plusieurs documents médiévaux. Ainsi, on a mentionné Klap Milatkovic, Valaque du hameau Bukvić (Clap Millatchouic, Ulachus de cathono Buchuich) en 1393., alors qu’on a noté le 15. septembre 1427. les mots suivants: » Bratulj et Stanko Stojkovic, les frères Radun Radovicic et Milutin Novakovic, les Valaques du hameau Bukvić, s’engageaient de payer 81 perper et 3 gros, jusqu’à la fête de Sainte Barbe, à Dobrivoj Pribilovic, l’épicier. » On garde à Dubrovnik le document qui représente le témoignage des habitants du hameau Bukvić. On a noté le 7. septembre 1443. ceci: » Jakus Vujkovic du hameau Bukvić s’engageait à une service loyale pour une pension de 17 perper. »[22]

ALEKSANDAR BAČKO

MILORAD ĆUSTIĆ

 

Traductrice

Tanja Mojsilovic (Miljkovic, nom de naissance)

professeur de français

 

 

 

[1] Novak Mandić Studo, Srpske porodice Vojvodstva svetog Save, Gacko 2000. (dans le texte suivant: Mandić, Srpske porodice), 417, 571.

*perper=la pièce d’or

[2]Kosto Radov Perućica, Oputna Rudina, Belgrade 1989. (dans le texte suivant: Perućica), 103; On donne l’an 1397. comme la date de la première mention des Maleševac chez Vladimir Ćorović, Konstantin Jireček et encore chez certains auteurs. (Vladimir Ćorović, Historija Bosne, premier livre, C.K.A. Éditions spéciaux, livre CXXIX, Društveni i istorijski spisi, livre 53, Belgrade 1940, 108 ; Konstantin Jireček, Istorija Srba, Premier livre jusqu’au 1537. (Politička istorija), Deuxième édition corrigée et augmentée, Belgrade 1952, 77 ; Konstantin Jireček, Istorija Srba, Deuxième livre (Kulturna istorija), Deuxième édition, corrigeé et augmentée, Slovo ljubve, Belgrade 1978. (dans le texte suivant: Jireček 2), 45; Momčilo Đurić, Onomastika Ljubomira, S.A.N.U. Belgrade 1985, 209.

*kiridzuluk=le transport de la marchandise en caravanes;

*kiridzija=celui qui transporte la marchandise en caravanes

[3] Mandić, Srpske porodice, 284, 417, 437, 441, 477; Risto Kovijanić, Pomeni crnogorskih plemena u kotorskim spomenicima (XIV-XVI siècles), livre II, Istorijski institut SR Crne Gore, Podgorica (Titograd) 1974. (dans le texte suivant: Kovijanić), 170.

*salma=unité de poids

[4] Mandić, Srpske porodice, 479.

[5] Mandić, Srpske porodice, 436-438, 471.

[6] Perućica, 103.

[7] Mandić, Srpske porodice, 417, 478, 481, 552.

*gros=la pièce d’argent

[8] Mandić, Srpske porodice, 478-479.

[9] Perućica, 103.

[10] Novak Mandić Studo, Maleševski Mandići, Gacko 2001. (dans le texte suivant: Mandić, Maleševski…), 63.

[11] Mandić, Maleševski…, 63.

*džemat=la communauté

[12] Mihailo Dinić, Zemlje hercega svetoga Save, Srpske zemlje u srednjem veku, Belgrade, 1978, 190; Jevto Dedijer, Hercegovina,les études anthropogéographiques, Veselin Masleša, la bibliothèque «Kulturno nasljeđe», Sarajevo 1991.(dans le texte suivant: Dedijer, Hercegovina 1991), 82; Petar Šobajić, Pogrešna tumačenja postanka dinarskih plemena, Glasnik Etnografskog instituta S.A.N.U. livre II-III, Belgrade 1953–1954, 689-691; Neđeljko – Neđo Paovica, Zavođe, les recherches anthropogéographiques, S.A.N.U. Srpski etnografski zbornik 101, Naselja i poreklo stanovništva 47, Belgrade 2005, 23; Mandić, Srpske porodice, 417.

[13] Kovijanić, 170; Stojan Karadžić, Vuk Šibalić, Drobnjak, porodice u Drobnjaku i njihovo porijeklo (Drobnjak, Jezera, Uskoci i Šaranci), Belgrade 1997, 481-483.

[14] Ahmed S. Aličić, Poimenični popis sandžaka vilajeta Hercegovina, Orijentalni institut u Sarajevu, Monumenta turcica, Historiam Slavorum Meridinalium ilustrantia, Tomus sextus, II serie, Defteri, livre 3, Sarajevo 1985, 113.

[15] Bogumil Hrabak, Niksic jusqu’au début du XIXe siècle, Belgrade 1997. (dans le texte suivant: Hrabak), 30.

[16] Jireček 2, 45.

[17] Hrabak, 30; Mandić, Srpske porodice, 337, 471, 575.

[18] Risto Milićević, Hercegovacka prezimena, Belgrade 2005, 477; Dedijer, Hercegovina 1991, 82.

[19] Ljubomir Stojanović, Stari srpski zapisi i natpisi, livre I, S.A.N.U, Narodna biblioteka Srbije, Matica srpska, Fototipska izdanja, livre 4, Belgrade 1982, 142-143 (le texte N° 451).

*Les Uskok=Les Slaves de Sud, migrés vers l’empire Autrichien et la République Venise. De ces régions ils ont attaqué le contingent turque sur le territoire occupé.

[20] Dedijer, Hercegovina 1991, 82.

[21] Dušan J. Popović, Srbi u Budimu od 1690. do 1740. Srpska knjizevna zadruga, Poucnik 13, Belgrade 1952, 222.

[22] Perućica, 103; Mandić, Srpske porodice, 433.

LES DOCUMENTS

LES TRADITIONS ORALES

Les traditions orales du passé des Maleševac sont très répandues en Herzégovine, alors qu’elles sont presque inconnues en d’autres régions serbes. Dans ce chapitre du livre on va présenter les traditions de cette famille, telles qu’elles ont été gravées dans la mémoire du peuple, alors qu’on va parler de leur authenticité dans le chapitre consacré à l’origine des Maleševac. Les traditions dont on va parler sont au fond très semblables, mais elles se distinguent concernant quelques détails.

 

D’après l’opinion publique en Herzégovine, toutes les familles de là-bas qui fêtent St. Ignace Porte Dieu sont d’origine des Maleševac. Au présent, aucune de ces familles ne porte pas le nom de famille Maleševac, parce qu’elles ont pris à la longue les noms de famille plus récents.[1]

 

Une des plus fréquentes versions de la tradition des Maleševac dont on peut entendre parler en Herzégovine, est suivante:’’ Les Maleševac vivaient au village Malina jusqu’à l’époque du règne des Turcs. Un jour, un militaire de pacha venait chez eux pour le logement et il se mit à faire des méfaits. Le père de famille des Maleševac Males, le duc avec ses huit fils égorgea le militaire de pacha, mit son sang dans une marmite et la laissa dans le foyer. Aussi ils gardèrent son sabre qui était orné abondamment. Quelques années s’écoulèrent et le sang se mit à bouillir dans la marmite, le père de famille s’effraya et dit à ses fils de s’enfuir. Tous obéirent sauf le fils cadet qui resta au village Vidnje (près de la région Oputna Rudina). Toutes les familles qui fêtent St. Ignace en Herzégovine sont les descendants de ce fils cadet. Les Maleševac qui se sont enfuis en Bosnie, se soumettaient à un bey. Pour le premier Noël, le bey fut leur položajnik (l’homme qui vient le premier dans la maison pour Noël) et il donna généreusement des cadeaux pour les rameaux de chêne. Les Maleševac, pour lui payer de retour, ils lui offrirent le sabre pris du militaire de pacha qu’on a égorgé. Lorsque le bey lut le nom de son fils sur le sabre, il se mit à les torturer et ils avouèrent ce qu’ils ont fait. Puis, le bey tua tous les hommes. Plusieurs femmes enceintes restèrent et ceux qui fêtent St. Ignace en Bosnie sont les descendants de ces femmes. Il existe plusieurs versions de cette tradition orale, mais elles ne se distinguent qu’en moindres détails.[2]

 

On a noté une tradition orale d’origine des Maleševac différente chez la famille Aleksić d’Herzégovine qui fête St. Ignace et qui est une branche de la famille Maleševac. D’après cette tradition, un vieillard Males (ou Milos) vivait avec ses sept fils au village Malina, près de la ville Bileća. Lorsqu’un jour les Turcs venaient chez eux pour le logement, Males (Milos) les logea gentiment. Pourtant, les Turcs se grisèrent et ils se sont mis à se comporter d’une manière indécente et insolente. C’est pourquoi le vieux Milos les a tué et a déménagé au village Stražište où il avait autrefois ses bergeries. Plus tard, leurs descendants ont déménagé en Herzégovine et en d’autres régions.[3]

 

Même au présent, aux environs du village Malina il existe une tradition orale actuelle de l’ancienne famille des Maleševac. On dit de cette famille qu’elle vivait d’abord au village Malina, ensuite aux villages voisins, au village Stražište (dans la région Zelenikova Glavica) et au village Vrbno ou les membres de cette famille ont édifié l’église de St. Ignace qui existe même aujourd’hui mais changée, et dédiée à St. Jean. On expose dans la tradition orale qu’on s’est beaucoup dépeuplé surtout vers l’Ouest, particulièrement après la bataille de Kosovo, en 1389. D’après une tradition orale intéressante, notée au village Zavođe près du village Malina, les Grecs vivaient là-bas avant les Maleševac. Même aujourd’hui, le peuple montre les tombes soi-disant grecques, dans cette région.[4]

 

On a gardé une tradition orale au village Donje Vrbno qui met en rapport les Maleševac avec la toponymie Grablje. Lorsque les Maleševac vivaient au village Vrbno, en même temps où ils construisaient le village Stražište et l’église, le duc Vujica vivait au bourg Klobuk, la fortification médiévale en domaine villageois Lastva de Trebinje. Il se disputait avec les Maleševac à cause d’une église. Le duc Vujica levait ses troupes sur les Maleševac et les tuait dans la localité Grablje au village Donje Vrbno. L’autre version de la tradition orale du village Grablje parle du péril des chasseurs de Trebinje qui chassaient sur la colline Glumina. On estime qu’on appelait ce village Groblje* ou Greblje et qu’il avait pris son nom actuel avec le temps. Certains gens trouvent que cette transformation se produisait à cause des charmes qui poussent vraiment là-bas, les autres trouvent qu’on utilise involontairement le terme «le cimetière» dans ce village, donc on a changé le nom du village afin que les enfants qui gardaient les brebis et les chèvres là-bas n’aient pas peur.[5]

 

D’après la tradition orale de la famille Kovačević, la branche des Maleševac dans le hameau Srđević, dans la région Gatačko Polje, le fondateur des Maleševac était «le duc Malisa» qui participait dans la bataille de Kosovo, en 1389.[6]

 

Les habitants qui vivent dans les villages à proximité du village Malina, parlent que les Maleševac vivaient au village Malina, au présent dépeuplé, et leurs descendants vivent aujourd’hui sur l’autre rive de la rivière Trebišnjica, aux villages autour du village Stražište. On parle que cette famille a déménagé du village Malina aux villages sur les collines, à cause des Turcs. D’après la tradition orale, les Maleševac ont peuplé aussi le hameau Žudojević.[7]

 

À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, on parlait en Herzégovine qu’il y avait autrefois des prêtres parmi les Maleševac, et qu’un parmi eux a reconstruit le monastère Dobričevo, puisque les Turcs l’ont détruit.[8]

 

D’après une tradition orale parmi les habitants d’Herzégovine, une branche de la famille Maleševac a déménagé d’Herzégovine en Bosnie. On estime que la famille Kocic de la région Zmijanje est d’origine des Maleševac, entre autres familles.[9]

 

On a gardé une chanson populaire qui parle des Maleševac. Cette chanson parle des descendants de duc Malisa qui ont tué trente invités de la noce de pacha de la ville Trebinje pendant leur retour avec la mariée du village Gacko et ils ont passé la nuit au village Malina. Puisqu’ils ne pouvaient pas remplir une des conditions de pacha, les descendants de duc ont eu recours à une ruse. Ils ont tué les invités pendant leur sommeil et ils ont rendu la mariée à son père au village Gacko. Ils devaient quitter leur village Malina à cause de cet événement. Ils ont brûlé leurs maisons et en se quittant ils se sont mis d’accord de prendre les autres noms de famille, afin que les Turcs ne les reconnaissent pas et ne les torturent pas. Les vers suivants sont tirés de la chanson populaire déjà mentionnée:

 

Ainsi on les nommait:

Quelques-uns prirent le nom de famille Mandić, les autres Aleksić,

Kovačević, Dedijer, Janković.

Ils perdirent le nom de famille Males, mais ils gardèrent leur tradition.

 

On a noté cette chanson dans une branche de famille des Maleševac d’Herzégovine. Elle est de nouvelle date, au moins qu’on la chante au présent.[10]

 

ALEKSANDAR BAČKO

MILORAD ĆUSTIĆ

 

Traductrice

Tanja Mojsilovic (Miljkovic, nom de naissance)

professeur de français

 

 

[1] Milićević Risto, Hercegovacka prezimena, Belgrade 2005. (dans le texte suivant: Milićević), 56-57; Jevto Dedijer, Hercegovina,les études anthropogéographiques, Veselin Masleša, la bibliothèque «Kulturno nasljeđe», Sarajevo 1991.(dans le texte suivant: Dedijer, Hercegovina 1991), 81-82,86.

[2] Milićević, 477-478; Dedijer, Hercegovina 1991, 81-82.

[3] Milićević, 203; Jevto Dedijer, Bilećke Rudine, S.K.A. Srpski etnografski zbornik 5, Naselja srpskih zemalja 2, Belgrade 1903. (dans le texte suivant: Dedijer, Bilećke Rudine), 863.

[4] Neđeljko – Neđo Paovica, Zavođe, les recherches anthropogéographiques, S.A.N.U. Srpski etnografski zbornik 101, Naselja i poreklo stanovništva 47, Belgrade 2005. (dans le texte suivant: Paovica, Zavođe), 44, 103.

*Groblje=le cimetière

[5] Paovica, Zavođe, 101

[6] Jevto Dedijer, Hercegovina , S.K.A. Srpski etnografski zbornik 12, Naselja srpskih zemalja 6, Belgrade 1909, 194.

[7] Dedijer, Bilećke Rudine, 805 -806; Momčilo Đurić, Onomastika Ljubomira, S.A.N.U. Belgrade 1985, 209.

[8] Dedijer, Hercegovina 1991, 82.

[9] Milićević, 57; Dedijer, Hercegovina 1991, 82.

[10] Milićević, 103.

LES TRADITIONS ORALES

LE NOM DES MALEŠEVAC ET LES NOMS DE FAMILLE DES MALEŠEVAC

On cite le nom de famille des Maleševac, comme on a déjà dit, dans les documents, pour la première fois en 1374. D’après la tradition, on dérive le nom des Maleševac ainsi que leur origine, du duc Maleš. À ce qu’il paraît, les Maleševac sont identiques avec les Malešević au district Rudine, lesquels on mentionne dans les anciens documents. Ainsi, en 1477. on mentionne Obrad Dobrančić des Malešević du district Rudine dans les documents de la ville Kotor ( de Mallesevich de Rudine).[1]

 

On mentionne récemment dans la bibliographie une variation du nom des Maleševac, les Mališevac. Il s’agit, sans doute, de la prononciation changée au minimum du nom de famille plus ancien et plus correcte (les Maleševac).[2]

 

Le prénom Maleš était relativement fréquent dans les époques antérieures, mais au présent il a presque disparu. On a noté ce prénom dans les recensements turcs de Belgrade et de son environnement au XVe et au XVIe siècles, dans les documents autrichiens de la première moitié du XVIIIe siècle concernant la même région, ensuite sur les monuments serbes entre XVe et XVIIIe siècles, dans les documents écrits dans la ville Sombor au milieu du XVIIIe siècle, ainsi que parmi les gardiens de la frontière serbes en Krajina au XVIe et au XVIIe siècles. Récemment, dans la deuxième moitié du XIXe siècle précisément ou dans la première moitié du XXe siècle ce nom de famille était encore en usage dans la région de la ville Travnik en Bosnie, dans la région de la ville Mostar en Herzégovine, dans la ville Sombor et aux environs, ainsi que dans la ville Ada et aux environs. Il est probable que ce nom apparaissait alors encore quelque part. Ce prénom slave est derivé de l’adjectif « mali» («petit») et la terminaison –eš. Le prénom Maleš apparaissait chez les autres peuples slaves comme par exemple chez les Bulgares. Il faut mentionner qu’on a sauvé le prénom masculin semblable, Maleša, jusqu’au présent.[3]

 

Les Maleševac ont commencé trop tôt à se diviser en branches qui portaient les noms de famille différents. Le changement constant des noms de famille de la plupart des branches de cette famille résultait par un grand nombre des noms de famille chez les Maleševac contemporains. Le premier Maleševac mentionné dans les documents, était Milas ou Milaš des Maleševac ( Milas de Malesseuac – le 14. janvier 1374.), ensuite on a mentionné Bogoslav Radoslavić (en 1393.), Pribjen Peroničić (en 1431.), Raško Radović (en 1444.) etc.[4]

 

Chez les Maleševac, comme chez les autres familles serbes, la plupart des noms de famille est patronymique, c’est-à-dire formé d’après le prénom du fondateur de famille. On peut presque tous ces patronymes diviser en deux groupes essentiels, ceux formés des prénoms slaves et des hypocoristiques, ainsi que ceux formés des prénoms chrétiens, c’est-à-dire des prénoms pris du calendrier ecclésiastique (le plus souvent empruntés du grec, latin ou hébreux). Les anciens noms de famille des Maleševac sont au premier groupe: Radoslavić (le plus ancien nom de famille des Maleševac, noté en 1393.), Stojković (en 1427.), Radovičić (en 1427.), Novaković (en 1427.), Vujković (en 1443.), Radović (en 1444.) et autres anciens noms de famille. Aussi, les noms de famille contemporains qui sont d’origine des Maleševac se trouvent au premier groupe: Blagojević, Budimir, Dragićević, Dragomirović, Živković, Milošević, Obradović, Stanisavljev, Reljin, Uglješin et plusieurs d’autres noms de famille.[5]

 

Les noms de famille d’origine des Maleševac vivant à l’époque contemporaine et formés des prénoms masculins chrétiens (pris du calendrier ecclésiastique) sont les familles suivantes: Djokić, Jovanović, Lazić, Lukić, Milošević, Marković, Nikolić, Simić et autres noms de famille nombreux. Parmi les noms de famille des anciens Maleševac du XIVe et XVe siècles on ne trouve pas ceux formés des prénoms chrétiens. Les prénoms chrétiens parmi les Maleševac sont relativement rares dans cette époque-là. Parmi eux, en 1477. on pourrait souligner les prénoms suivants “ dans la communauté (džemat) de Radan, le fils de Novak” : Ivaniš, Herak, Tomaš, Djurica, Ninoje, Dimitar (le père de Radonja), Dejan et Stepan. La majorité des prénoms dans cette communauté était presque uniquement d’origine slave.[6]

 

Les noms de famille formés du prénom des ancêtres féminins, c’est-à-dire des matronymes sont au deuxième groupe. On peut aussi les diviser en ceux formés des prénoms féminins slaves et des hypocoristiques ainsi qu’en matronymes, formés des prénoms féminins chrétiens (pris du calendrier ecclésiastique). On peut citer le nom de famille Peroničić (Peruničić) mentionné aux documents en 1431. comme un exemple de l’ancien nom de famille dérivé du prénom féminin slave. Parmi les noms de famille des Maleševac contemporains, formés des prénoms slaves, on va souligner les suivants: Milinčić, Mirić, Ružičić et Stanić. Les noms de famille des Maleševac qui ont le radical un prénom féminin chrétien, c’est-à-dire le hypocoristique sont par exemple ceux-ci: Jelić, Mandić et Marić.[7]

 

Les noms de famille des Maleševac formés d’après le titre ou le métier du fondateur de famille sont présents considérablement. Les familles suivantes qui fêtent St.Ignace ont obtenu le nom de famille formé d’après le métier du fondateur: Knežević, Katanić (“katana” est un soldat – le hussard), Popović, Vojvodić etc. Les familles suivantes ont obtenu les noms de famille formés d’après l’artisanat de l’ancêtre: Kalajdžija (l’artisan qui étame les ustensiles de cuisine cuivreux, l’étameur), Kalajdžić, Kovačević, Dundjerović (dundjer, c’est le masson), Neimarović (la même signification, le masson), Solarović, Kačar (dont l’ancêtre produisait les tonneaux), Kolar et encore plusieurs familles qui appartiennent aux Maleševac.[8]

 

Parmi les familles qui fêtent St.Ignace Porte Dieu, il y a des noms de famille référant à la toponymie, c’est-à-dire formés d’après le village ou la région d’où la famille est originaire. Tels sont les noms de famille suivants : Graovac, Dubravac, Era, Erić, Lipnjac, Planinčević, Mortvanski, Gadjanski, Jegrički, Jegriški et autres.[9]

 

Les noms de famille des Maleševac, formés d’après les caractéristiques physiques ou psychiques des ancêtres, font un groupe particulier. Tels sont les noms de famille suivants : Ćustić (le terme « čust » ou « ćust » est un mot emprunté du turc en serbe et signifie « agile, flexible, adroit, souple »), Trbojević, Rončević (dérivé du radical « boiteux »), Grabić etc.[10]

 

Certaines familles qui représentent les branches des Maleševac ont commencé à porter des noms de famille dérivés des surnoms de leurs ancêtres. Les familles suivantes par exemple portent tels noms de famille : Palikuća, Kundak, Jutrić, Pjevalica et autres familles. On pourrait y ajouter les noms de famille formés d’après les animaux, comme par exemple Jež (le hérisson) et Kos (le merle).[11]

 

La plupart des noms de famille des Maleševac a la terminaison –ić (-ović, -ević). Les noms de famille de cette espèce sont particulièrement fréquents parmi les descendants des Maleševac en Serbie, non compris les régions Voïvodine et Kosovo. Les noms de famille qui ont les terminaisons –ac (par exemple Graovac) ou –nin, présents généralement dans les noms de famille dérivés des toponymes, sont peu nombreux. Les noms de famille qui ont la terminaison –ica (Vilenica, Pjevalica) et les noms de famille sans terminaisons (Ban, Golub, Era, Jež, Kos etc.) sont plus rares. Les deux dernières espèces des noms de famille sont plus fréquents parmi les Maleševac dans les régions de l’ouest du pays, comme par exemple en Herzégovine et en Krajina. En Voïvodine, les branches des Maleševac ont les noms de famille habituels pour cette région. Ce sont les noms de famille patronymiques qui ont les terminaisons –ov, -v, -in (Ignjatov, Petrov, Savanov, Ranisavljev, Stanisavljev, Reljin, Uglješin…) et les noms de famille dérivés des toponymies qui ont les terminaisons –ski, -ški, -čki, -cki (Mortvanski, Gadjanski, Jegrički, Jegriški, Marticki). On n’a pas trouvé les matronymes qui ont la terminaison –in chez les familles qui fêtent St.Ignace.[12]

 

On peut tirer des conclusions des faits présentés, que les noms de famille des familles qui fêtent St.Ignace Porte Dieu correspondent aux règles onomastiques dans les régions éthniques serbes où ils apparaissent. Ces noms de famille sont par ancienneté aussi hétérogènes. Chez certaines branches, les noms de famille ont survécu longtemps, comme par exemple chez la famille Kočić en Bosanska Krajina. Pourtant, la plupart des noms de famille des Maleševac sont de nouvelle date. En moyenne, les noms de famille dans les régions en Krajina et en Herzégovine sont plus anciens, alors qu’en Serbie sans les régions Voïvodine et Kosovo, ils sont de plus nouvelle date. Donc, en Serbie en 1851. le prince Alexandre Karadjordjević a établi le règlement des noms de famille constants. Jusqu’alors, la plupart des gens en Serbie avait des noms de famille dérivés du prénom ou du métier du père (ou de la mère seulement au cas où elle restait veuve avec les petits enfants). Les noms de famille constants étaient plus rares, présents surtout dans les régions de l’est et du sud-est de Serbie.[13]

 

ALEKSANDAR BAČKO

MILORAD ĆUSTIĆ

 

Traductrice

Tanja Mojsilovic (Miljkovic, nom de naissance)

professeur de français

 

 

 

 

[1] Novak Mandić Studo, Srpske porodice Vojvodstva svetog Save, Gacko 2000. (dans le texte suivant: Mandić, Srpske porodice), 417; Risto Kovijanić, Pomeni crnogorskih plemena u kotorskim spomenicima (XIV-XVI siècles), livre II, Istorijski institut SR Crne Gore, Podgorica (Titograd) 1974, 170.

[2] Neđeljko – Neđo Paovica, Zavođe, les recherches anthropogéographiques, S.A.N.U. Srpski etnografski zbornik 101, Naselja i poreklo stanovništva 47, Belgrade 2005. (dans le texte suivant: Paovica, Zavođe), 99-103 etc.

[3] Milica Grković, Rečnik ličnih imena kod Srba, Beograd 1977, 126; Milica Grković, Rečnik imena Banjskog, Dečanskog i Prizrenskog vlastelinstva u XIV veku, Beograd 1986, 117.

[4] Mandić, Srpske porodice, 417; d’après les informations obtenues de monsieur Darko Mandić; Kosto Radov Perućica, Oputna Rudina, Belgrade 1989. (dans le texte suivant: Perućica), 103-104; Jireček 2, 45.

[5] Perućica, 103; voir les annexes à la fin de cet ouvrage.

[6] Ahmed S. Alicic, Poimenicni popis sandzaka vilajeta Hercegovina, Orijentalni institut u Sarajevu, Monumenta turcica, Historiam Slavorum Meridinalium ilustrantia, Tomus sextus, II serie, Defteri, livre 3, Sarajevo 1985, 113; voir les annexes à la fin de cet ouvrage.

[7] Perućica, 103; voir les annexes à la fin de cet ouvrage.

[8] Abdulah Skaljic, Turcizmi u srpskohrvatskom jeziku, Ve édition, Sarajevo 1985. (dans le texte suivant: Skaljic), 227, 386, 400; voir les annexes à la fin de cet ouvrage.

[9] Voir le chapitre cosacré aux familles dont les traditions ne sont sauvées qu’au moindre degré dans la région de Banat, ainsi que les annexes à la fin de cet ouvrage.

[10] Škaljić, 182, voir les annexes à la fin de cet ouvrage.

[11] Voir les annexes à la fin de cet ouvrage.

[12] Voir le chapitre consacré aux familles dont les traditions ne sont sauvées qu’au moindre degré, dans la région de Banat, ainsi que les annexes à la fin de cet ouvrage.

[13] Velibor Lazarević, Srpski imenoslov, extraits choisis, Beograd 2001, 290-291, 298-299; Branko Peruničić, Grad Valjevo i njegovo upravno područje 1815-1915, Valjevo, 1973, 663-666; Dragoljub Stevanović, U Srbiji prezimena zvanično uvedena sredinom XIX veka, Politika, Beograd, le dimanche 15. novembre 1998, 15.

LE NOM DES MALEŠEVAC ET LES NOMS DE FAMILLE DES MALEŠEVAC

LES MIGRATIONS, LE RANGEMENT ET LE NOMBRE DE FAMILLES QUI FÊTENT ST. IGNACE

La famille des Malesevac a été fondée en Herzégovine, où certaines branches de cette famille ont survécu jusqu’au présent. C’est pourquoi la fête de St.Ignace est relativement fréquente dans cette région-là. On peut dire assurément que ces familles ne font qu’une petite partie des habitants orthodoxes de cette région-là. On peut dire presque la même chose pour les régions que les habitants d’Herzégovine peuplaient au cours des siècles, d’une manière directe ou indirecte. A part la Bosnie, ce sont des régions Lika, Kordun, Banija et Dalmatie à l’ouest du pays, Slavonie et Voïvodine au nord du pays et Sumadija, la Serbie de l’ouest et la Serbie du sud-ouest à l’est du pays.

 

À la fin du XIXe siècle, en 1884./86. précisément, on a noté 22 957 familles au total fêtant la fête religieuse de famille dans le territoire de l’archidiocèse Dabrobosniaque qui comprenait alors la Bosnie entière sans Herzégovine et sans la région aux environs des villes Zvornik et Tuzla, à l’est du pays. 331 familles parmi eux fêtaient St. Ignace, ce que faisait 1,44% du nombre total de familles de cette région-là. Concernant la frequence, cette fête occupait onzième place, c’est-à-dire elle n’était pas fréquente. Les Bosniaques qui fêtaient St.Ignace immigraient d’Herzégovine dans les périodes différentes, d’une manière directe ou indirecte. Parmi ceux qui fêtent au présent St. Ignace, les plus anciens immigrés vivent en Bosanska Krajina (la famille Kocic et autres). Ils sont venus là-bas avec les anciennes migrations serbes, à la fin du XVe siècle et au cours du XVIe siècle, à l’époque où la population serbe dominait en Bosanska Krajina. Certaines branches des familles de Krajina se déplaçaient plus tard, en partie plus loin à l’ouest. L’autre partie de ces immigrés se déplaçaient à l’est, au centre, au nord et à l’ouest de Bosnie où ils se mélangeaient avec des immigrés plus récents, venant d’Herzégovine (en général au cours du XVIIIe et du XIXe siècles). Parmi ces immigrés d’Herzégovine il y en avait de ceux qui fêtaient St.Ignace et qui étaient plus nombreux que les immigrés venant de Krajina qui fêtaient cette fête.[1]

 

La plupart de ceux qui fêtaient St.Ignace immigraient d’une manière indirecte à travers Bosanska Krajina dans les régions Lika, Kordun, Banija et Dalmatie. Les familles qui immigraient directement d’Herzégovine ou d’une autre région étaient en minorité.

 

En 1898. il y avait 99 familles qui fêtaient St.Ignace au diocèse de Pakrac ( l’ouest et la partie centrale de Slavonie et la Croatie du nord). Ils faisaient une petite partie parmi les habitants orthodoxes de ce diocèse. Les familles les plus nombreuses parmi eux étaient celles qui immigraient indirectement à travers la Bosnie ou Gornja Krajina.[2]

 

Les familles qui fêtaient St.Ignace en Serbie du sud-ouest et de l’ouest immigraient d’Herzégovine et de Bosnie. Les immigrés d’Herzégovine qui fêtaient St.Ignace étaient nombreux au sud –ouest de Serbie centrale, alors que le pourcentage des immigrés de Bosnie augmentait plus loin au nord.

 

Les familles qui fêtaient St.Ignace immigraient des régions diverses, surtout du sud-ouest et de l’ouest du pays dans la région de Sumadija. Certaines familles immigraient directement d’Herzégovine, mais les familles qui immigraient indirectement à travers la Serbie du sud-ouest et de l’ouest étaient plus nombreuses. L’immigration de ces familles se déroulait au cours du XVIIIe et du XIXe siècles, au temps où les ancêtres de la plupart des familles de Sumadija immigraient. D’après les données de 1877. à Belgrade, parmi 2 334 familles, dont on connaissait la fête religieuse de famille , il y en avait 11 qui fêtaient St.Ignace, ce que faisait 0,47%. En 1895. à Belgrade on a noté 2 806 familles dont on connaissait la fête religieuse de famille. Il y avait 10 familles parmi eux qui fêtaient St.Ignace, ce que faisait 0,35% du nombre total de familles qui fêtaient. D’après le recensement de 1928. il y avait 11 050 familles belgradoises au total fêtant la fête religieuse de famille. Parmi eux, il y en avait 53 familles fêtant St.Ignace. Le nombre approximatif de ceux qui fêtaient St.Ignace était 0,48%. Donc, entre 1877. et 1928. le nombre de familles à Belgrade qui fêtaient St.Ignace était minime, ce que faisait moins de 0,5%. Ces familles, comme la plupart des habitants de Belgrade étaient relativement les nouveaux immigrés, venant des régions diverses.[3]

 

En Monténégro d’aujourd’hui, les familles qui fêtent St.Ignace Porte Dieu se trouvent presque uniquement sur le territoire d’Herzégovine de Monténégro. En premier lieu, ce sont des régions dans la proximité directe de la ville Bileca, par exemple Oputna Rudina. Il s’agit des anciens immigrés dans la région d’Oputna Rudina, c’est-à-dire des immigrés venus directement de la région de la ville Bileca. Cette fête presque n’existe pas dans les régions du sud et du sud-est de Monténégro d’aujourd’hui.

 

Dans la région de Kosovo et Métochie on peut distinguer deux générations de familles qui fêtent St.Ignace. Plus ancienne génération, dont les ancêtres vivaient là, depuis le début du XIXe siècle et auparavant, ne connaissent que les migrations locales de leurs ancêtres, mais il n’y a aucun doute qu’ils sont aussi d’origine de l’ouest du pays. Au début du XXe siècle on a colonisé un nombre de familles qui fêtent St.Ignace, d’Herzégovine qui représentent plus nouvelle génération d’habitants.

 

Les familles qui fêtaient St.Ignace immigraient en Voïvodine de toutes les régions mentionnées. Leurs migrations étaient intensives depuis La Grande migration des Serbes (en 1690) jusqu’au présent. Parmi les Serbes dans les régions Srem et Banat, la fête de St.Ignace était relativement fréquente (comme dans les régions de l’ouest et du sud-ouest) mais on la considère encore comme une fête rare. Il n’y a pas assez de données éditées pour la région de Backa, d’après lesquelles on pourrait donner des conclusions, mais on trouve que là-bas la situation est probablement semblable ainsi que dans les régions de Banat et Srem. Cependant, on connaît que certaines familles qui fêtent St.Ignace comme par exemple les familles Golub, Apic, Djurin (Djuric) et Pajcic arrivaient pendant La Grande migration, même jusqu’aux régions d’Hongrie du nord. Ils immigraient au village Pomaz près de la ville Sentandreja.

 

Dans la Serbie de l’est, les familles qui fêtaient St.Ignace faisaient moindre pourcentage que dans les régions plus de l’ouest. Par exemple, il n’y avait pas de familles qui fêtaient St.Ignace dans la région Negotinska Krajina et Kljuc de cette époque, tandis qu’il y en avait dans les régions Timok et Banja. En Serbie de l’est il y avait plusieurs familles d’origine bulgares qui fêtaient St.Ignace et ils étaient d’origine différent que les autres familles.[4]

 

Dans les régions plus larges, il n’y avait pas presque de familles qui fêtaient St.Ignace. C’est le cas de la Serbie du sud-est et de la Macédoine. Alors qu’on a trouvé seulement une famille qui fête St.Ignace en Macédoine ( elle aussi a récemment immigré de la région de Banat), on n’a trouvé aucune famille qui fête St.Ignace en Serbie du sud-est. On n’a noté qu’une famille dans la région de Sumadija, Belica qui est d’origine des environs de la ville Leskovac. Étant donné qu’en Macédoine et en Serbie du sud-est il n’y a presque pas des plus anciens immigrés d’Herzégovine et de Monténégro, on peut confirmer que toutes les familles qui fêtent St.Ignace sont d’origine des Malesevac d’Herzégovine.[5]

 

En général, les familles qui fêtent St.Ignace Porte Dieu font un pourcentage minime de la population serbe. Leur contribution dans le nombre total de familles qui fêtent St.Ignace et dans les régions où ils sont le plus présents, en Bosnie par exemple, ne fait que 1,47%, dans les autres régions, à Belgrade par exemple leur contribution est moindre (0,35% – 0,48%), alors qu’en certaines régions, Macédoine par exemple ou Serbie du sud-est, il n’y en a presque pas. C’est le phénomène évident que les familles qui fêtent St.Ignace dans plus grand nombre vivent en Herzégovine et dans les régions où la population venant d’Herzégovine immigrait au cours des siècles. Avec la diminution du pourcentage de la population d’origine direct ou indirect d’Herzégovine diminue la contribution de familles qui fêtent St.Ignace. Le branchement et le déplacement des Malesevac de leur plus ancien domicile du village Malina, près de la ville Bileca a commencé trop tôt, au cours du Moyen Âge. Au début, leur déplacement a eu lieu en Herzégovine, alors qu’au début du XVIe siècle ils commençaient à immigrer dans les autres régions, d’abord en Bosnie. La suite de l’augmentation de natalité et du branchement de certaines familles des Malesevac, tant au village Malina que parmi les immigrés menaient aux nouveaux déplacements. À ce moment-là, il y avait des migrations secondaires des Malesevac. Les conflits fréquents et autres causes dans ces regions qui influençaient les migrations massives jusqu’au présent, influençaient aussi les migrations des Malesevac dans les régions larges.

 

ALEKSANDAR BAČKO

MILORAD ĆUSTIĆ

 

 

Traductrice

Tanja Mojsilovic (Miljkovic, nom de naissance)

professeur de français

 

 

 

[1] Djordje Janjatovic, Prezimena Srba u Bosni, Sombor 1993, 11-12.

[2] Sematizam pravoslavne srpske eparhije pakracke za godinu 1898, Pakrac 1898, 3-44. (annexe à pagination separée).

[3] Dragomir Antonic, Koliko Srba u Beogradu slavi slavu, Glasnik Etnografskog instituta S.A.N.U. livre 44, Beograd 1995, 208, 214-218.

[4] Kosta Jovanovic, Negotinska Krajina i Kljuc, S.K.A., Srpski etnografski zbornik,55, Naselja i poreklo stanovnistva 29, Beograd 1940, 134-140.

[5] Jovan F. Trifunoski, Kumanovsko-Presevska Crna Gora, S.A.N.U. Srpski etnografski zbornik 62, Naselja i poreklo stanovnistva 38, Beograd 1951, 113. Јован Ф. Трифуноски, Поречито на Кадина Река, Филозофски факултет на Универзитетот-Скопје, Историско-филолошки оддел, Посебна изданија, книга 3, Скопје 1952, 43-44; Миленко С. Филиповић Дебарски Дримкол, Скопље 1939, 108-109; Трифуноски Јован Ф. Слив Маркове Реке, антропогеографска посматрања, Филозофски факултет на Универзитетот – Скопје, Историско-филолошки оддел, Посебни изданија, книга 7, Скопје 1958, 94; Петар С. Јовановић, Порече, С.К.А. Српски етнографски зборник 51, Насеља и порекло становништва 28, Београд 1935, 299; Тома Смиљанић, Кичевија, С.К.А. Српски етнографски зборник 51, Насеља и порекло становништва 28, Београд 1935, 398-400; Миленко С. Филиповић, Северна Велешка села, С.К.А. Српски етнографски зборник 51, Насеља и порекло становништваа 28, Београд 1935, 530, 563 et autre bibliographie nombreuse.

LES MIGRATIONS, LE RANGEMENT ET LE NOMBRE DE FAMILLES QUI FÊTENT ST. IGNACE